On reconnait le génie du marketing en ce qu'il transforme une habitude en évènement, même en l'absence de toute qualité. Ainsi en va t-il du Beaujolais nouveau, qui, tous les troisième jeudi de novembre nous fait la promotion d'un vin médiocre et (encore) survendu mais qui est sensé représenter quelque chose. A la même période, c'est le Prix Goncourt qui témoigne d'une production littéraire dont la France s'enorgueillit ; mais, sur le plan de la qualité, qui peut citer un titre marquant, sur ces vingt dernières années ? Peut-être quelques noms d'auteurs, quelques titres de livres, mais un ouvrage dont le souvenir perdure ?
Nou connaitrons donc bientôt une première sélection pour 2026. Mais on est bien forcé de constater qu'aucun titre n'a jusqu'à présent défrayé la chronique, pas plus que les chiffres des ventes n'ont propulsé tel ou tel auteur de qualité respectable. Ce casse-tête se double d'un autre problème, communément appelé affaire Grasset ou affaire Nora, après l'éviction d'Olivier Nora de la direction de Grasset. Le monde de l'édition se doit de marquer la coup, par solidarité envers le banni. Mais ce dernier est en train de rebondir en créant sa propre maison, et d'autres part en affaires il convient de ne jamais insulter l'avenir. Nous verrons bien ce que propose l'imagination germanopratine...
Donc nous attendrons la première présélection, puis la deuxième, et nous patienterons jusqu'à novembre. On ne sera pas obligé pour autant de sacrifier au beaujolpif.