On devrait se méfier des dynasties. Dans les années 80, la série Dallas pulvérisait l'audimat, tout en illustrant cette époque, et s'ensuivit la série Dynastie, variante un peu plus soft mais culturellement de même nature : le cynisme américain du libéralisme triomphant...
De nos jours, les Sarkosy défrayent la chronique. Ou l'effrayent, c'est selon. Le Canard enchainé de cette semaine nous tient au courant. D'abord c'est le père Nicolas, qui ces temps-ci n'est pas en prison et reçoit Boualem Sansal dans ses locaux d'ancien président, avec un double objectif : d'abord minimiser le rôle de Macron dans la libération de l'opposant algérien, et ensuite ramener celui-ci dans le giron Bolloré via les éditions Fayard. Avec un argument massue : "Ils te filent combien, chez Gallimard ?"...
Pendant ce temps, le fiston Louis, candidat à la mairie de Menton, répond à une interview de Libération, et y développe ses arguments de campagne. Il y a peu, il voulait supprimer les feux rouges. A présent il regrette l'état de la ville qu'il veut conquérir : "Y a pas un Séphora, c'est pas le luxe, Séphora. Y a pas un Zara ; c'est pas demander énormément, ça." Mais il reste optimiste : "Y a un putain de projet à avoir. Cette ville a un potentiel de dingue !"...
On a les dynasties qu'on peut.