Quelle que soit l'issue de l'affaire DSK, il est au moins un livre qui devrait connaitre un sursaut de notoriété, c'est le "Bûcher des vanités" de Tom Wolfe. Cet ouvrage, paru en 1987, raconte l'histoire d'un brillant financier "Maitre de l'Univers" qui, à la suite d'une banale sortie d'autoroute ratée, va se perdre dans le Bronx et y percuter un jeune noir. Circonstance ô combien aggravante, il est en compagnie de sa maitresse.
Petite cause et grands effets ; la machine policière et la justice, américaines, se mettent en branle... Puritanisme, communautarisme, publicité médiatique et enjeux divers vont rythmer une descente aux enfers... qui ressemble beaucoup à nos actuelles images de télé.
Les mois qui viennent devraient préciser les faits de la suite 2806. Il est toutefois à craindre que, quelle que soit l'issue, il subsistera durablement des soupçons de complot, pour ou contre l'intéressé, qui de toute façon a déjà été exécuté.
Attendre donc,...pour le fond. Reste la forme, et ces images. Il était de bon ton, dans nos jeunes années militantes, d'invoquer le retour du fascisme, avec ses fusils et ses bottes. Je me demande chaque jour davantage s'il ne sera pas, tout simplement, moral et puritain.
vendredi 20 mai 2011
dimanche 15 mai 2011
Incommémoration
Fallait-il commémorer le 50ème anniversaire de la mort de Céline ?
On sait que le Ministre de la Culture s'apprêtait à le faire, quand Serge Klarsfeld s'en est indigné. Le ministre lui a donné raison : exit Louis-Ferdinand de la liste des célébrés.
Fallait-il le distinguer ? Question subalterne, car s'il est un auteur à qui ce genre de messe colle mal, c'est bien Céline. Et s'il est un écrivain qui puisse s'en passer, c'est toujours lui.
La vraie question me parait être la suivante : la République avait-elle à subir le diktat de telle ou telle communauté ? Certes le thème du débat est sensible, et Céline -immense écrivain, parfait salaud, a t-on coutume de dire- ne peut sortir indemne de ses pamphlets et de ses propos.
Mais si, pour chaque grand écrivain (ou peintre, ou musicien, ou...) on se penche sur ce que celui-ci a pu dire, ou écrire, ou faire en tant qu'homme -à propos par exemple de la colonisation, du conflit au Moyen-Orient, de son comportement pendant l'occupation ou de sa lucidité face aux "flots de sang purificateurs" de la révolution russe, et n'abordons pas le chapitre des moeurs- et que chaque groupe ou clan ou lobby entende faire valoir son interprétation de l'Histoire, alors gageons que l'Etat et ses services vont faire de grosses économies sur le budget des (auto-)célébrations.
On sait que le Ministre de la Culture s'apprêtait à le faire, quand Serge Klarsfeld s'en est indigné. Le ministre lui a donné raison : exit Louis-Ferdinand de la liste des célébrés.
Fallait-il le distinguer ? Question subalterne, car s'il est un auteur à qui ce genre de messe colle mal, c'est bien Céline. Et s'il est un écrivain qui puisse s'en passer, c'est toujours lui.
La vraie question me parait être la suivante : la République avait-elle à subir le diktat de telle ou telle communauté ? Certes le thème du débat est sensible, et Céline -immense écrivain, parfait salaud, a t-on coutume de dire- ne peut sortir indemne de ses pamphlets et de ses propos.
Mais si, pour chaque grand écrivain (ou peintre, ou musicien, ou...) on se penche sur ce que celui-ci a pu dire, ou écrire, ou faire en tant qu'homme -à propos par exemple de la colonisation, du conflit au Moyen-Orient, de son comportement pendant l'occupation ou de sa lucidité face aux "flots de sang purificateurs" de la révolution russe, et n'abordons pas le chapitre des moeurs- et que chaque groupe ou clan ou lobby entende faire valoir son interprétation de l'Histoire, alors gageons que l'Etat et ses services vont faire de grosses économies sur le budget des (auto-)célébrations.
mardi 10 mai 2011
La force et l'esprit
Qui le voulait savait qu'il venait "de droite", mais il a été le seul qui, en trois quarts de siècle, a fait gagner la gauche. A la veille de ce 10 Mai, Arte diffusait l'admirable film de Guédiguian "Le promeneur du Champ de Mars", sur la fin de François Mitterrand.
Il y a 30 ans, certains ont cru que "tout devient possible, ici et maintenant", ainsi que le clamait le bel hymne du PS (H. Pagani/M.Theodorakis) ; d'autres ont plus sagement eu le sentiment de vivre un moment historique. Il l'était.
Le propos ici n'est pas de faire le bilan politique du Florentin. Sans doute ne s'est-il pas assez "indigné", selon le mot à la mode ; on répondra avec Nietzche que "Nul ne ment autant qu'un homme indigné"... Non, il s'agit simplement de savourer un Président de la République qui croit aux forces de l'esprit, en jaugeant par Barrès, Péguy, Lamartine ou Bloy, ou qui peut évoquer une couleur à propos de la France et capter l'éternité qu'on prête à celle-ci, ou bien encore saisir l'énergie de certains lieux... L'enracinement.
La force était tranquille, l'esprit était sur les cimes. On n'aura pas la cruauté du moindre parallèle.
Il y a 30 ans, certains ont cru que "tout devient possible, ici et maintenant", ainsi que le clamait le bel hymne du PS (H. Pagani/M.Theodorakis) ; d'autres ont plus sagement eu le sentiment de vivre un moment historique. Il l'était.
Le propos ici n'est pas de faire le bilan politique du Florentin. Sans doute ne s'est-il pas assez "indigné", selon le mot à la mode ; on répondra avec Nietzche que "Nul ne ment autant qu'un homme indigné"... Non, il s'agit simplement de savourer un Président de la République qui croit aux forces de l'esprit, en jaugeant par Barrès, Péguy, Lamartine ou Bloy, ou qui peut évoquer une couleur à propos de la France et capter l'éternité qu'on prête à celle-ci, ou bien encore saisir l'énergie de certains lieux... L'enracinement.
La force était tranquille, l'esprit était sur les cimes. On n'aura pas la cruauté du moindre parallèle.
lundi 2 mai 2011
Diamants
Vu ces jours-ci, sur une chaine subalterne de télévision, un reportage sur Georges Moustaki. Un Moustaki qui a perdu le souffle mais qui a gardé toute sa lumière, et avec elle cette odeur de jeunesse et d'écriture intemporelle.
Car si ce sont Milord ou le Métèque qui l'ont porté auprès du grand public, ce sont d'autre joyaux que l'éternité gardera. On les connait : Ma liberté, Sarah, Ma solitude, et quelques autres...
Que dire après avoir entendu Reggiani sublimer ces merveilles ? surtout rien, tant elles se suffisent à incarner une transcendance de la poésie chantée. Et si après cela rien ne vient émouvoir, c'est qu'après le temps des assassins est venu celui des blaireaux.
Je veux bien qu'aujourd'hui les moindres lignes parlées par le premier souffreteux venu, surtout s'il est issu de la diversité, vaille label de chanson à texte, quand n'importe lequel de mes professeurs de français aurait bien été en peine d'accorder la moyenne à une telle rédaction...
Mais enfin, la poésie, dût-elle parfois être portée par la musique, s'offre universelle à tous, à chacun et à chaque sensibilité. Le chanteur Ridan, parmi d'autres, prouve aujourd'hui que la langue française peut très bien émerveiller jusqu'à ceux dont elle n'est pas la culture matricielle. Non que j'en ai douté, mais j'ai plaisir à croire aux diamants de Moustaki, comme un rempart face à la lobotomisation.
Car si ce sont Milord ou le Métèque qui l'ont porté auprès du grand public, ce sont d'autre joyaux que l'éternité gardera. On les connait : Ma liberté, Sarah, Ma solitude, et quelques autres...
Que dire après avoir entendu Reggiani sublimer ces merveilles ? surtout rien, tant elles se suffisent à incarner une transcendance de la poésie chantée. Et si après cela rien ne vient émouvoir, c'est qu'après le temps des assassins est venu celui des blaireaux.
Je veux bien qu'aujourd'hui les moindres lignes parlées par le premier souffreteux venu, surtout s'il est issu de la diversité, vaille label de chanson à texte, quand n'importe lequel de mes professeurs de français aurait bien été en peine d'accorder la moyenne à une telle rédaction...
Mais enfin, la poésie, dût-elle parfois être portée par la musique, s'offre universelle à tous, à chacun et à chaque sensibilité. Le chanteur Ridan, parmi d'autres, prouve aujourd'hui que la langue française peut très bien émerveiller jusqu'à ceux dont elle n'est pas la culture matricielle. Non que j'en ai douté, mais j'ai plaisir à croire aux diamants de Moustaki, comme un rempart face à la lobotomisation.
jeudi 21 avril 2011
Déjà paru 4 : Histoires peu ordinaires à Toulouse
"A travers ces récits, issus d'authentiques faits divers glanés dans la mémoire de Toulouse, Michel Poux nous livre un regard aiguisé, drôle et décalé sur l'humain qui s'égare et s'éparpille dans la ville. La plume y est féroce mais généreuse.
Comme une déambulation amusée, ces Histoires peu ordinaires immergent le lecteur dans le brouillard des existences et des rencontres insolites.
On ne s'étonnera donc pas de croiser dans ces nouvelles des supporters du Stade Toulousain aux idées lumineuses comme on n'en ose plus aujourd'hui, un guerrillero de 85 ans affrontant la circulation avec la fougue du révolutionnaire, un architecte de la ligne droite triomphante usé par la fréquentation du Bar des Amis...
Nul doute qu'après lecture de ces instantanés, le regard porté sur la ville ne sera plus vraiment le même."
Histoires peu ordinaires à Toulouse, Elytis 2007, 124 pages, 13.50 E
Comme une déambulation amusée, ces Histoires peu ordinaires immergent le lecteur dans le brouillard des existences et des rencontres insolites.
On ne s'étonnera donc pas de croiser dans ces nouvelles des supporters du Stade Toulousain aux idées lumineuses comme on n'en ose plus aujourd'hui, un guerrillero de 85 ans affrontant la circulation avec la fougue du révolutionnaire, un architecte de la ligne droite triomphante usé par la fréquentation du Bar des Amis...
Nul doute qu'après lecture de ces instantanés, le regard porté sur la ville ne sera plus vraiment le même."
Histoires peu ordinaires à Toulouse, Elytis 2007, 124 pages, 13.50 E
mardi 19 avril 2011
Pour Chesterton
Relevé à plusieurs reprises dans les interviews d'Umberto Eco pour son livre Le cimetière de Prague, sur lequel je reviendrai, cette citation de GK Chesterton : "Lorsque les hommes ne croient plus en Dieu, ce n'est pas qu'ils ne croient en rien, mais qu'ils croient en tout."
Je ne suis un spécialiste ni de Chesterton ni des religions, mais il me semble qu'il y a là un éclairage intéressant pour notre misérable actualité.
Flatter la bêtise est aussi vieux que la politique, et la fin de l'esprit de synthèse, des capacités discriminatoires et des repères systémiques laisse une béance qui pourrait bien expliquer certains scores électoraux en Europe... Dans le même temps, l'expression politique se fait largement dans la dérision systématique, au profit d'amuseurs d'autant plus rebelles proclamés qu'ils n'ont pas peur d'aller à la soupe...
Et curieusement certaines alternatives, intéressantes au demeurant mais où un symbolisme forcené se revendique comme un système de valeurs, apparaissent beaucoup trop comme un substitut de religion pour s'avérer totalement aimables. Je ne parle même pas d'autres revendications ouvertement religieuses.
J'ai bien peur que Chesterton soit dans le vrai.
Je ne suis un spécialiste ni de Chesterton ni des religions, mais il me semble qu'il y a là un éclairage intéressant pour notre misérable actualité.
Flatter la bêtise est aussi vieux que la politique, et la fin de l'esprit de synthèse, des capacités discriminatoires et des repères systémiques laisse une béance qui pourrait bien expliquer certains scores électoraux en Europe... Dans le même temps, l'expression politique se fait largement dans la dérision systématique, au profit d'amuseurs d'autant plus rebelles proclamés qu'ils n'ont pas peur d'aller à la soupe...
Et curieusement certaines alternatives, intéressantes au demeurant mais où un symbolisme forcené se revendique comme un système de valeurs, apparaissent beaucoup trop comme un substitut de religion pour s'avérer totalement aimables. Je ne parle même pas d'autres revendications ouvertement religieuses.
J'ai bien peur que Chesterton soit dans le vrai.
mardi 12 avril 2011
Déjà paru 3 : Histoires peu ordinaires au Cap Ferret
"Le héros de cette série est toujours le fait divers, dans tout ce qu'il a de déroutant, toujours en dehors de la norme, en marge de l'attendu et du convenu.
Les auteurs ont puisé, dans la mémoire du Cap, les faits divers les plus marquants, tragiques, drôles, cocasses ou inattendus ; après avoir extrait toute la substance de ces faits objectifs, ils nous donnent à lire ces nouvelles peu ordinaires qui ont toutes en commun la majestueuse presqu'île du Cap-Ferret...
Où l'on comprendra comment et pourquoi un débitant de tabac accomplit le geste qui sauve l'humanité, pourquoi la chasse est un sport dangereux en famille, comment peut finir une chasse à l'homme dans les bois au Truc-Vert, ou bien comment la poésie peut devenir rédemptrice.
L'explication par l'auteur s'avère rarement celle que l'on pouvait supposer."
Histoires peu ordinaires au Cap-Ferret (Michel Poux et Christian Oyarbide) Elytis2006, 13.50 E
Les auteurs ont puisé, dans la mémoire du Cap, les faits divers les plus marquants, tragiques, drôles, cocasses ou inattendus ; après avoir extrait toute la substance de ces faits objectifs, ils nous donnent à lire ces nouvelles peu ordinaires qui ont toutes en commun la majestueuse presqu'île du Cap-Ferret...
Où l'on comprendra comment et pourquoi un débitant de tabac accomplit le geste qui sauve l'humanité, pourquoi la chasse est un sport dangereux en famille, comment peut finir une chasse à l'homme dans les bois au Truc-Vert, ou bien comment la poésie peut devenir rédemptrice.
L'explication par l'auteur s'avère rarement celle que l'on pouvait supposer."
Histoires peu ordinaires au Cap-Ferret (Michel Poux et Christian Oyarbide) Elytis2006, 13.50 E
lundi 11 avril 2011
Indignez-vous, qu'il disait !
Lorsque mon parcours politique croisa, il y a près d'un quart de siècle, celui de Stéphane Hessel (qui présidait les Clubs Convaincre) l'homme était moins connu du grand public mais faisait déjà autorité morale.
L'ouvrage qu'il a signé en 2010, "Indignez-vous !"(Indigène éditions, 32 pages, 3 E) a rencontré le succès que l'on sait. Et là sans doute est sa faiblesse : si tous les lecteurs de Hessel étaient capables d'une vraie réaction, bien des scandales de notre société seraient gommés depuis longtemps. Son succès illustre bien, me semble t-il, ce narcissisme contemporain de cour de récréation (ou de page d'accueil de FAI), où la moindre émotion ressentie vaut engagement, où la moindre personnalisation est un certificat de rebellitude. Donnez aux gens un embryon de substrat idéologique, et l'émotion suscitée leur fera consommer jusqu'à l'emballage. Et on sera alors surpris qu'il n'en reste rien...
Car enfin si l'indignation faisait une conscience citoyenne, la France, célèbre pays de râleurs, devrait être au delà de la perfection ! A moins qu'il ne faille davantage qu'une émotion épidermique et immature pour faire reculer certaines hontes de ce temps... Et l'indignation, sentiment de toute évidence le mieux partagé du monde, ne serait-elle pas antinomique de résistance, par définition état minoritaire ?
"Engagez-vous !", signe t-il à présent... C'est déjà mieux. On s'éloigne des flatteries pré-pubères, cap sur l'âge adulte.
L'ouvrage qu'il a signé en 2010, "Indignez-vous !"(Indigène éditions, 32 pages, 3 E) a rencontré le succès que l'on sait. Et là sans doute est sa faiblesse : si tous les lecteurs de Hessel étaient capables d'une vraie réaction, bien des scandales de notre société seraient gommés depuis longtemps. Son succès illustre bien, me semble t-il, ce narcissisme contemporain de cour de récréation (ou de page d'accueil de FAI), où la moindre émotion ressentie vaut engagement, où la moindre personnalisation est un certificat de rebellitude. Donnez aux gens un embryon de substrat idéologique, et l'émotion suscitée leur fera consommer jusqu'à l'emballage. Et on sera alors surpris qu'il n'en reste rien...
Car enfin si l'indignation faisait une conscience citoyenne, la France, célèbre pays de râleurs, devrait être au delà de la perfection ! A moins qu'il ne faille davantage qu'une émotion épidermique et immature pour faire reculer certaines hontes de ce temps... Et l'indignation, sentiment de toute évidence le mieux partagé du monde, ne serait-elle pas antinomique de résistance, par définition état minoritaire ?
"Engagez-vous !", signe t-il à présent... C'est déjà mieux. On s'éloigne des flatteries pré-pubères, cap sur l'âge adulte.
mardi 5 avril 2011
Déjà paru 2 : Week-end à Schizoland
"Zulma, jeune étudiante toulousaine, se trouve dans les couloirs de la fac lorsque le 21 septembre 2001 la lune s'abat sur Toulouse, la ville rose. L'explosion d'AZF défigure la ville et fait 30 morts.
Suivant les réflexes instinctifs de ces troupeaux confrontés à leur survie, elle fuit en direction du Rouergue et de son Mas del Sol où elle retrouve, cerné de résidences secondaires, un oncle vieux paysan "trop plouc aux yeux des citadines en goguette, trop intellectuel pour les filles de la terre..."
L'engrais qui a nourri les campagnes avant de les vider vient d'exploser à Toulouse. Le temps d'un week-end rural à huis-clos, derrière le macabre bilan, entre discours et tablées, chacun illustre jusqu'à la caricature son opinion et son identité sociale.
Derrière une féroce peinture sociologique apparait, entre nostalgie et espoir en l'avenir, une réflexion profonde sur l'histoire paysanne, sur la modernité, sur les chocs de cultures, sur le développement et la ruralité contemporaine.
Entre les passions, les rancoeurs et les contradictions, le Mas del Sol se transforme en patrie des personnages multiples : Schizoland."
Week-end à Schizoland - Elytis 2005 - 156 pages, 16.00 E
Suivant les réflexes instinctifs de ces troupeaux confrontés à leur survie, elle fuit en direction du Rouergue et de son Mas del Sol où elle retrouve, cerné de résidences secondaires, un oncle vieux paysan "trop plouc aux yeux des citadines en goguette, trop intellectuel pour les filles de la terre..."
L'engrais qui a nourri les campagnes avant de les vider vient d'exploser à Toulouse. Le temps d'un week-end rural à huis-clos, derrière le macabre bilan, entre discours et tablées, chacun illustre jusqu'à la caricature son opinion et son identité sociale.
Derrière une féroce peinture sociologique apparait, entre nostalgie et espoir en l'avenir, une réflexion profonde sur l'histoire paysanne, sur la modernité, sur les chocs de cultures, sur le développement et la ruralité contemporaine.
Entre les passions, les rancoeurs et les contradictions, le Mas del Sol se transforme en patrie des personnages multiples : Schizoland."
Week-end à Schizoland - Elytis 2005 - 156 pages, 16.00 E
samedi 2 avril 2011
Pour en finir...jusqu'à la prochaine.
Pour en finir avec ces cantonales... J'annonçais il y a peu une maxime de Gérard Sansay, à voir sur le site www.terredesgraves.com, : "La démocratie permet que le choix des imbéciles puisse régir la conduite des autres". Bon, la formule est lapidaire, elle peut ouvrir un débat mais certainement pas le refermer (Churchill avait donné son avis là-dessus.)
A lire, dans le Nouvel Obs de cette semaine, rubrique Paroles de lecteur, le billet remarquable de Gaël Brustier, coauteur avec Jean-Philippe Huelin de "Recherche le peuple désespérément" (F. Bourin) et "Voyage au bout de la droite" (Mille et une nuits)... : Question pour la gauche, pourquoi la contestation est-elle passée à droite ?
"Il faut désormais analyser les ressorts de cette insurrection droitière, comprendre le bloc historique en cours de formation, comprendre les ressorts de la rupture avec les milieux populaires. La peur du déclassement (social et identitaire) est l'un des puissants moteurs."
Je ne sais pas si c'est une réponse de plus, mais j'aime bien aussi la maxime de cette semaine de G. Sansay : "Plus la réalité devient détestable, plus les niais se croient obligés de débiter des fadaises aux accents pseudo-philosophiques pour faire croire le contraire... et inciter le lecteur à mettre en doute sa propre perception du monde."
Oui, tout compte fait, ce pourrait bien être une réponse...
A lire, dans le Nouvel Obs de cette semaine, rubrique Paroles de lecteur, le billet remarquable de Gaël Brustier, coauteur avec Jean-Philippe Huelin de "Recherche le peuple désespérément" (F. Bourin) et "Voyage au bout de la droite" (Mille et une nuits)... : Question pour la gauche, pourquoi la contestation est-elle passée à droite ?
"Il faut désormais analyser les ressorts de cette insurrection droitière, comprendre le bloc historique en cours de formation, comprendre les ressorts de la rupture avec les milieux populaires. La peur du déclassement (social et identitaire) est l'un des puissants moteurs."
Je ne sais pas si c'est une réponse de plus, mais j'aime bien aussi la maxime de cette semaine de G. Sansay : "Plus la réalité devient détestable, plus les niais se croient obligés de débiter des fadaises aux accents pseudo-philosophiques pour faire croire le contraire... et inciter le lecteur à mettre en doute sa propre perception du monde."
Oui, tout compte fait, ce pourrait bien être une réponse...
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