Du 20 au 29 Juillet 2012, la petite commune de Monteils dans le Tarn et Garonne (près de Caussade) organise une exposition multi-artistique, autour des thèmes peinture, photo, écriture, danse, céramique..., soit:
- Monique Ghiretti, peintre non figuratif
- Michel Poux, écrivain
- Héloïse Quercy, céramiques
- Monique Ferrero, peintre contemporain abstrait
- Anne Marie Rantet-Poux, photographe
- Annick Lafontaine, danse
- Monique Vidal, peintre
- Michel de Grande, pastelliste
- Cécile Zygalski, photographe de l'imaginaire...
Vous aurez noté la présence des deux signataires du "Passeport pour le Pays de Cocagne", votre serviteur et AM Rantet-Poux.
Si vous trainez par là, passez dire bonjour !
Renseignements 05 63 93 13 39.
lundi 16 juillet 2012
mardi 3 juillet 2012
Torpeur festivale
Peut-être les "hasards de l'actualité", comme disent les journalistes, offriront-ils quelque évènement (catastrophe, accident, attentat, viol, disparition...) qui viendra rompre la "torpeur estivale" (comme écrivent les mêmes journalistes), mais il semble bien que l'été soit là.
Il y aura bien cet après-midi le discours de politique générale du premier ministre, mais l'exercice semble convenu : le réel qui revient ne dira jamais son nom.
Certes le Tour de France, puis les JO, meubleront le temps qui ronronne.
Heureusement on verra fleurir, dans le moindre village doté d'un statut de sous-chef lieu de canton, des festivals, salons, concerts, rencontres, plages, nuits, etc... L'honorable y côtoie souvent le pire.
Dans les régions un tant soit peu touristiques, il y a longtemps que l'actualité estivale déborde de fêtes des moissons, de la lavande, des fruits, d'intervilles ou de courses de carrioles. On savait que le tourisme amènerait les indigènes à devenir ce que les touristes attendent, bien souvent des images du XIXème siècle ou du ludique intellectuellement accessible ; on n'imaginait pas les trésors de créativité et d'imbécilité qui se couvaient là.
Pour le reste, Philippe Muray a bien analysé la chose avec son concept d'homo festivus. J'y reviendrai.
Oui, bon, finalement, après tout, le Tour et les JO...
"Ce devant quoi une société se prosterne nous dit ce qu'elle est."
Il y aura bien cet après-midi le discours de politique générale du premier ministre, mais l'exercice semble convenu : le réel qui revient ne dira jamais son nom.
Certes le Tour de France, puis les JO, meubleront le temps qui ronronne.
Heureusement on verra fleurir, dans le moindre village doté d'un statut de sous-chef lieu de canton, des festivals, salons, concerts, rencontres, plages, nuits, etc... L'honorable y côtoie souvent le pire.
Dans les régions un tant soit peu touristiques, il y a longtemps que l'actualité estivale déborde de fêtes des moissons, de la lavande, des fruits, d'intervilles ou de courses de carrioles. On savait que le tourisme amènerait les indigènes à devenir ce que les touristes attendent, bien souvent des images du XIXème siècle ou du ludique intellectuellement accessible ; on n'imaginait pas les trésors de créativité et d'imbécilité qui se couvaient là.
Pour le reste, Philippe Muray a bien analysé la chose avec son concept d'homo festivus. J'y reviendrai.
Oui, bon, finalement, après tout, le Tour et les JO...
"Ce devant quoi une société se prosterne nous dit ce qu'elle est."
mercredi 13 juin 2012
Actualités Pays de Cocagne
J'aurai l'honneur et le plaisir de dédicacer, en compagnie de Anne-Marie Rantet-Poux, photographe, la nouvelle parution "Passeport pour le Pays de Cocagne" (Elytis, 98 pages, 9 euros) :
Samedi 16 Juin, à partir de 9 heures : Maison de la Presse à Caussade (82)
Samedi 16 Juin à partir de 14 heures : Cultura Labège (31)
D'autres évènements sont d'ores et déjà programmés...
Peut-être à bientôt ?
Samedi 16 Juin, à partir de 9 heures : Maison de la Presse à Caussade (82)
Samedi 16 Juin à partir de 14 heures : Cultura Labège (31)
D'autres évènements sont d'ores et déjà programmés...
Peut-être à bientôt ?
lundi 28 mai 2012
Pour Zemmour, hélas...
Je ne trierai pas chez Eric Zemmour ce qui relève du débat ou ce qui relève de la polémique, des idées ou de la provocation intéressée.
Je n'aime pas ses idées, mais j'entends ses propos, et je n'aime pas sa carrière de clown médiatique : ce qui connaissent EZ savent qu'il vaut mieux que ces postures surjouées.
Mais je n'aime pas non plus cette police de la pensée qui veut faire taire tout ce qui lui déplait, ou plutôt qui ne va pas dans le sens de ses intérêts. Et je ne peux que soutenir Zemmour quand il dénonce les professionnels appointés de l'indignation subventionnée.
Je réclame simplement le droit au pamphlet, le droit du bouffon ; comme pour D. Porte (que j'aime bien) ou S. Guillon (que je n'apprécie pas). Je crois au rôle du pamphlet dans un vrai débat démocratique, souvent sommaire, parfois simpliste mais caractéristique d'une idée. Je crois à la fonction sanitaire du bouffon, rappelant au souverain qui l'a fait roi. Je crois à l'utilité pratique de la caricature. A quand des plaintes au tribunal contre les caricaturistes, quand un puissant trop narcissique s'estimera mal croqué ?
Dans un temps pas si lointain, nous appréhendions la résurgence du totalitarisme, brun forcément ; d'autres le craignaient rouge. Aujourd'hui, je me demande chaque jour un peu plus s'il n'adviendra pas de façon plus insidieuse, puritaine et moralisatrice, porté par ceux qui, parés des grands principes de liberté, veulent faire taire ceux qu'ils estiment moins libertaires qu'eux-mêmes.
Et hélas c'est ainsi qu'ils donnent, doublement, raison à Zemmour...
Je n'aime pas ses idées, mais j'entends ses propos, et je n'aime pas sa carrière de clown médiatique : ce qui connaissent EZ savent qu'il vaut mieux que ces postures surjouées.
Mais je n'aime pas non plus cette police de la pensée qui veut faire taire tout ce qui lui déplait, ou plutôt qui ne va pas dans le sens de ses intérêts. Et je ne peux que soutenir Zemmour quand il dénonce les professionnels appointés de l'indignation subventionnée.
Je réclame simplement le droit au pamphlet, le droit du bouffon ; comme pour D. Porte (que j'aime bien) ou S. Guillon (que je n'apprécie pas). Je crois au rôle du pamphlet dans un vrai débat démocratique, souvent sommaire, parfois simpliste mais caractéristique d'une idée. Je crois à la fonction sanitaire du bouffon, rappelant au souverain qui l'a fait roi. Je crois à l'utilité pratique de la caricature. A quand des plaintes au tribunal contre les caricaturistes, quand un puissant trop narcissique s'estimera mal croqué ?
Dans un temps pas si lointain, nous appréhendions la résurgence du totalitarisme, brun forcément ; d'autres le craignaient rouge. Aujourd'hui, je me demande chaque jour un peu plus s'il n'adviendra pas de façon plus insidieuse, puritaine et moralisatrice, porté par ceux qui, parés des grands principes de liberté, veulent faire taire ceux qu'ils estiment moins libertaires qu'eux-mêmes.
Et hélas c'est ainsi qu'ils donnent, doublement, raison à Zemmour...
mardi 15 mai 2012
Contre Jules Ferry
Chaque sacre républicain se place d'emblée sous des symboles, du moins lorsqu'il a des références ou des prétentions intellectuelles. François Hollande a choisi Marie Curie et Jules Ferry.
On se souvient de l'intronisation de F. Mitterrand, célébrant au Panthéon trois figures consensuelles, Jean Jaurès pour la gauche, Jean Moulin pour la France et Victor Schoelcher pour la civilisation. On peut ne pas aimer le consensus et reconnaitre ces forces de l'esprit.
F. Hollande en réfère à Marie Curie, femme, immigrée et qui a donné deux Nobel à la France. Très beau symbole, et même si le message est un peu trop politicien pour être grand il demeure chargé de sens.
Reste Jules Ferry, et avec lui ma première amertume de ce quinquennat... L'inventeur de l'école publique, gratuite et obligatoire était sans doute animé de bonnes intentions, comme celle de civiliser les "races inférieures" des colonies... Le président a pris quelques distances à ce sujet, et pour ma part je considère que le traiter de raciste ou de colonisateur un siècle et demi plus tard n'est qu'une ineptie inutile ou intéressée.
Par contre il est celui qui a tenu à éradiquer les langues régionales, au nom d'une école qui ne pouvait que devenir monolithique, massifiée, arbitraire et bourreuse de crâne. Il est l'archétype jacobin qui nous interdisait de cracher par terre et de parler patois. Il a ainsi massacré nombre de cultures et un patrimoine (plus considéré à l'étranger que dans l'hexagone) qui nous serait sans bien utile aujourd'hui et demain, mais il a encore des soutiens militants du côté de la rue de Solférino, sans compter Papa Gaino considèrant que quand on aime la France on ne ratifie pas la Charte européennes des langues régionales....
Les bonnes intentions serviront-elles un jour à autre chose qu'à paver l'enfer ? J'en doute, et en attendant notre symbole célébré demeure juste le trait d'union entre les guerres de Vendée et le paradis des travailleurs.
On se souvient de l'intronisation de F. Mitterrand, célébrant au Panthéon trois figures consensuelles, Jean Jaurès pour la gauche, Jean Moulin pour la France et Victor Schoelcher pour la civilisation. On peut ne pas aimer le consensus et reconnaitre ces forces de l'esprit.
F. Hollande en réfère à Marie Curie, femme, immigrée et qui a donné deux Nobel à la France. Très beau symbole, et même si le message est un peu trop politicien pour être grand il demeure chargé de sens.
Reste Jules Ferry, et avec lui ma première amertume de ce quinquennat... L'inventeur de l'école publique, gratuite et obligatoire était sans doute animé de bonnes intentions, comme celle de civiliser les "races inférieures" des colonies... Le président a pris quelques distances à ce sujet, et pour ma part je considère que le traiter de raciste ou de colonisateur un siècle et demi plus tard n'est qu'une ineptie inutile ou intéressée.
Par contre il est celui qui a tenu à éradiquer les langues régionales, au nom d'une école qui ne pouvait que devenir monolithique, massifiée, arbitraire et bourreuse de crâne. Il est l'archétype jacobin qui nous interdisait de cracher par terre et de parler patois. Il a ainsi massacré nombre de cultures et un patrimoine (plus considéré à l'étranger que dans l'hexagone) qui nous serait sans bien utile aujourd'hui et demain, mais il a encore des soutiens militants du côté de la rue de Solférino, sans compter Papa Gaino considèrant que quand on aime la France on ne ratifie pas la Charte européennes des langues régionales....
Les bonnes intentions serviront-elles un jour à autre chose qu'à paver l'enfer ? J'en doute, et en attendant notre symbole célébré demeure juste le trait d'union entre les guerres de Vendée et le paradis des travailleurs.
mercredi 9 mai 2012
Ite missa est...
Voilà, la messe est dite. Les présidentielles ont vécu, les législatives vont s'ensuivre. Puis le réel refera surface.
Que retenir de cette soirée ? J'ai le souvenir de la Bastille en 1981, et je n'ai rien retrouvé de l'émotion de ce soir là...
Je m'en tiendrai donc à quelques images, glanées ici ou là...
Une avant-soirée ubuesque, quand les commentateurs s'efforçaient de faire croire à un suspens que derrière eux les images anéantissaient...
Beaucoup de drapeaux sur cette place de la Bastille, qui font parler. Je ne retiendrai que l'oriflamme occitan qui flamboyait.
Des notes d'accordéon, dans la capitale française de celui-ci. Sous d'autres étiquettes on les eut jugées maurassiennes ; là elles apparurent populaires et enracinées. Plouc et ringard, selon certains, sans doute nostalgique du Fouquet's et des Rollex, à moins qu'il ne s'agisse de forcenés de la modernité à venir.
Des meutes de journalistes ont découvert la province. Les clichés ont fusé.
Et maintenant ? attendons-nous à quelques cadeaux corporatistes, à quelques alliances nauséabondes, à quelques surenchères populistes.
Allez en paix. La campagne continue.
Que retenir de cette soirée ? J'ai le souvenir de la Bastille en 1981, et je n'ai rien retrouvé de l'émotion de ce soir là...
Je m'en tiendrai donc à quelques images, glanées ici ou là...
Une avant-soirée ubuesque, quand les commentateurs s'efforçaient de faire croire à un suspens que derrière eux les images anéantissaient...
Beaucoup de drapeaux sur cette place de la Bastille, qui font parler. Je ne retiendrai que l'oriflamme occitan qui flamboyait.
Des notes d'accordéon, dans la capitale française de celui-ci. Sous d'autres étiquettes on les eut jugées maurassiennes ; là elles apparurent populaires et enracinées. Plouc et ringard, selon certains, sans doute nostalgique du Fouquet's et des Rollex, à moins qu'il ne s'agisse de forcenés de la modernité à venir.
Des meutes de journalistes ont découvert la province. Les clichés ont fusé.
Et maintenant ? attendons-nous à quelques cadeaux corporatistes, à quelques alliances nauséabondes, à quelques surenchères populistes.
Allez en paix. La campagne continue.
jeudi 3 mai 2012
Moche caviar
L'évènement de ce jour serait, parait-il, le débat entre postulants à la magistrature dite suprême... Gageons que l'on n'y parlera guère de culture.
Tout esprit sain, c'est-à-dire qui n'a pas cru lesdits candidats, sait bien que l'état de ce pays a renvoyé tout débat sur la culture dans les abysses des priorités. Que le temps est loin où l'on visait 1% du Budget. Que l'heure n'est plus de choisir entre Paris ou la province, entre le patrimoine ou la création... quand un internet gratuit et intersidéral arrive comme point d'orgue de la société de consommation.
Des choses s'imposent d'elles-même, comme la réforme du régime des intermittents, ou celle d'une administration coûteuse et qui ne fait même plus rire. Mais cela n'arrangera pas grand-chose.
On se consolera en saluant la fin d'une ère, celle des Roujon-Macquart, de Roland Barthez ou de Zadig et Voltaire... Ce n'est pas rien.
Nous aurons un nouveau ministre. J'ai établi dans ma carrière assez de profils de poste pour connaitre la complexité de celui relatif à cette fonction, sans compter les critères d'une autre nature, lobbyiste ou communautaire. Mais en lisant les noms qui circulent, l'épouvante me saisit... Entre caciques du PS, chevaux de retour ou avant-garde parisienne autoproclamée, le risque est grand de voir sombrer ce qu'il restait de crédibilité au poste...
En attendant, caviar pour tout le monde.
Tout esprit sain, c'est-à-dire qui n'a pas cru lesdits candidats, sait bien que l'état de ce pays a renvoyé tout débat sur la culture dans les abysses des priorités. Que le temps est loin où l'on visait 1% du Budget. Que l'heure n'est plus de choisir entre Paris ou la province, entre le patrimoine ou la création... quand un internet gratuit et intersidéral arrive comme point d'orgue de la société de consommation.
Des choses s'imposent d'elles-même, comme la réforme du régime des intermittents, ou celle d'une administration coûteuse et qui ne fait même plus rire. Mais cela n'arrangera pas grand-chose.
On se consolera en saluant la fin d'une ère, celle des Roujon-Macquart, de Roland Barthez ou de Zadig et Voltaire... Ce n'est pas rien.
Nous aurons un nouveau ministre. J'ai établi dans ma carrière assez de profils de poste pour connaitre la complexité de celui relatif à cette fonction, sans compter les critères d'une autre nature, lobbyiste ou communautaire. Mais en lisant les noms qui circulent, l'épouvante me saisit... Entre caciques du PS, chevaux de retour ou avant-garde parisienne autoproclamée, le risque est grand de voir sombrer ce qu'il restait de crédibilité au poste...
En attendant, caviar pour tout le monde.
vendredi 27 avril 2012
Vous reprendrez bien un peu de soufre ?
Le Nouvel Observateur du 26 Avril traite d'un thème en passe de devenir un "marronnier" : "Faut-il tout rééditer des collabos ?".
Loin de moi l'envie de vouloir répondre à la question d'une façon définitive, car celle-ci me semble aussi secondaire que complexe. Parle t-on des hommes? des écrivains ? de l'Histoire ? du pouvoir ? Chacun ayant la tentation de réécrire ladite Histoire, le sujet risque d'être fort biaisé.
On constate le retour en grâce de quelques plumes qui, il y a peu, sentaient le soufre. Mode ? Phénomène de balancier ? Retour d'une objectivité ? Déliquescence idéologique ? Sans doute un peu de tout cela.
Sur un plan littéraire, j'ai eu l'occasion d'écrire sur ce blog l'intérêt que je porte au génie de Céline ; Morand et Brasillach m'impressionnent ; Jouhandeau finit par me lasser ; Chardonne me laisse froid et Drieu me tombe des mains.
Un quart de siècle comme praticien psy m'ont prouvé qu'il ne sert à rien de masquer, et que le retour du refoulé opère toujours. D'autre part, il est des pages talentueuses qu'on gagne à lire... à condition de les trouver. On objectera que des esprits faibles peuvent en faire une mauvaise lecture. Certes, mais ceux-là ont-ils besoin de savoir "lire" (peu le peuvent) pour faire le mal ? Je rappelle au passage que je réside entre Montauban et Toulouse...
On comprendra que je suis favorable à ces rééditions, et ce sans illusion ni naïveté, simplement parce que cela a été.
Mais aujourd'hui, pour répondre à la question de l'intérêt de ces livres, la balle est dans le camp des juristes... Après tout, beaucoup veulent que l'Etat rédige les livres d'histoire, et on a fait des lois mémorielles pour cela. Pourquoi alors le droit ne déciderait-il pas de la valeur d'une oeuvre et de l'intérêt de la rééditer ? Intérêt semble d'ailleurs le terme qui convient... Nos grands éditeurs se pincent ostensiblement le nez, tout en préparant la publication des trésors qui finissent d'affiner dans les tiroirs. On apprécie le risque face à un tribunal, on pèse ce qui peut s'avérer coûteux, on évalue combien a contrario une polémique pourrait rapporter...
Dans ce bal des faux-culs, on se demande ce que les sulfureux impétrants évoqués plus haut auraient pu écrire. Et on n'aura qu'un regret, celui de ne pouvoir, justice oblige, appliquer quelques formules céliniennes, par exemple, aux personnages qui entendent gouverner nos esprits.
Loin de moi l'envie de vouloir répondre à la question d'une façon définitive, car celle-ci me semble aussi secondaire que complexe. Parle t-on des hommes? des écrivains ? de l'Histoire ? du pouvoir ? Chacun ayant la tentation de réécrire ladite Histoire, le sujet risque d'être fort biaisé.
On constate le retour en grâce de quelques plumes qui, il y a peu, sentaient le soufre. Mode ? Phénomène de balancier ? Retour d'une objectivité ? Déliquescence idéologique ? Sans doute un peu de tout cela.
Sur un plan littéraire, j'ai eu l'occasion d'écrire sur ce blog l'intérêt que je porte au génie de Céline ; Morand et Brasillach m'impressionnent ; Jouhandeau finit par me lasser ; Chardonne me laisse froid et Drieu me tombe des mains.
Un quart de siècle comme praticien psy m'ont prouvé qu'il ne sert à rien de masquer, et que le retour du refoulé opère toujours. D'autre part, il est des pages talentueuses qu'on gagne à lire... à condition de les trouver. On objectera que des esprits faibles peuvent en faire une mauvaise lecture. Certes, mais ceux-là ont-ils besoin de savoir "lire" (peu le peuvent) pour faire le mal ? Je rappelle au passage que je réside entre Montauban et Toulouse...
On comprendra que je suis favorable à ces rééditions, et ce sans illusion ni naïveté, simplement parce que cela a été.
Mais aujourd'hui, pour répondre à la question de l'intérêt de ces livres, la balle est dans le camp des juristes... Après tout, beaucoup veulent que l'Etat rédige les livres d'histoire, et on a fait des lois mémorielles pour cela. Pourquoi alors le droit ne déciderait-il pas de la valeur d'une oeuvre et de l'intérêt de la rééditer ? Intérêt semble d'ailleurs le terme qui convient... Nos grands éditeurs se pincent ostensiblement le nez, tout en préparant la publication des trésors qui finissent d'affiner dans les tiroirs. On apprécie le risque face à un tribunal, on pèse ce qui peut s'avérer coûteux, on évalue combien a contrario une polémique pourrait rapporter...
Dans ce bal des faux-culs, on se demande ce que les sulfureux impétrants évoqués plus haut auraient pu écrire. Et on n'aura qu'un regret, celui de ne pouvoir, justice oblige, appliquer quelques formules céliniennes, par exemple, aux personnages qui entendent gouverner nos esprits.
jeudi 12 avril 2012
Le Pays de Cocagne, enfin !
Non, je ne parle pas des résultats des prochaines élections...
Mais de la parution fin Mai, chez Elytis et dans la collection "Passeport", du "Passeport pour le Pays de Cocagne", co-signé Michel Poux pour les textes et Anne-Marie Rantet-Poux pour les photos.
Des photos du Pays de Cocagne ? Mais oui, et en couleur. Car si le mythe de Cocagne nous accompagne nimbé de l'aura de Pantagruel, il est aussi le fruit d'une histoire que les sudistes français savent bien, celle du pays du pastel, sur les terres du Languedoc historique des comtes de Toulouse... Un siècle d'abondance qui a laissé bien des bijoux architecturaux.
Et c'est ainsi que ce Passeport pour le Pays de Cocagne est sous-titré "De l'âge d'or du pastel au patrimoine d'aujourd'hui"...
Mais nous en reparlerons.
Mais de la parution fin Mai, chez Elytis et dans la collection "Passeport", du "Passeport pour le Pays de Cocagne", co-signé Michel Poux pour les textes et Anne-Marie Rantet-Poux pour les photos.
Des photos du Pays de Cocagne ? Mais oui, et en couleur. Car si le mythe de Cocagne nous accompagne nimbé de l'aura de Pantagruel, il est aussi le fruit d'une histoire que les sudistes français savent bien, celle du pays du pastel, sur les terres du Languedoc historique des comtes de Toulouse... Un siècle d'abondance qui a laissé bien des bijoux architecturaux.
Et c'est ainsi que ce Passeport pour le Pays de Cocagne est sous-titré "De l'âge d'or du pastel au patrimoine d'aujourd'hui"...
Mais nous en reparlerons.
jeudi 5 avril 2012
Elections, monarchie et assassinat
Il arrive que l'actualité, quand le sang et les larmes s'y comptent avec un peu moins d'intensité, devienne une morne plaine. En ce qui me concerne, entre dédicaces '"Aveyron Croatie, la nuit", préparation de "Passeport pour le Pays de Cocagne" et autres manifestations, l'ennui m'épargne. Mais la vacuité du moment me désole.
Je trouve le temps de signaler le dernier livre de Philippe Grimbert "Freud au quotidien" (Grasset), où son témoignage de psychanalyste freudien fait plaisir à lire, en réponse à tous les "Livre noir de la psychanalyse" et autres... Il rive son clou à Michel Onfray. Mais pourquoi parler de M. Onfray ?
C'est donc l'actualité politique ou plutôt électorale qui tient le haut (?) du pavé. J'entamais mon propos en évoquant une image de morne plaine, ce qui me fait penser à Waterloo. Et Waterloo me fait penser à Sthendal, dont on connait la formule : "Le meilleur régime politique est la monarchie absolue tempérée par l'assassinat"...Un programme qui finira par en valoir bien d'autres !
Je trouve le temps de signaler le dernier livre de Philippe Grimbert "Freud au quotidien" (Grasset), où son témoignage de psychanalyste freudien fait plaisir à lire, en réponse à tous les "Livre noir de la psychanalyse" et autres... Il rive son clou à Michel Onfray. Mais pourquoi parler de M. Onfray ?
C'est donc l'actualité politique ou plutôt électorale qui tient le haut (?) du pavé. J'entamais mon propos en évoquant une image de morne plaine, ce qui me fait penser à Waterloo. Et Waterloo me fait penser à Sthendal, dont on connait la formule : "Le meilleur régime politique est la monarchie absolue tempérée par l'assassinat"...Un programme qui finira par en valoir bien d'autres !
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