Parmi mes lectures estivales, j'ai pu apprécier le livre d'Alan Riding "Et la fête continue" (Plon), sous-titré "La vie culturelle sous l'Occupation".
L'auteur est américain ; il ne s'embarrasse donc pas toujours de subtilité, mais son travail d'historien se trouve libéré de ces travers français qui, bien souvent encore, évoquent la période en notions de Bien et de Mal, ou plutôt de bons et méchants, selon le camp où l'on se situe (ou celui qui nourrit le mieux). Alan Riding n'est pas Dan Franck.
Du coup, le livre échappe au manichéisme résistants/collabos, bien commode pour une épuration mais pervers pour le raisonnement. Car il y eut beaucoup moins de résistants que recensés, bien moins de collaborateurs aussi. On ne manqua pas en revanche d'attentistes, plus ou moins prudents, plus ou moins opportunistes.
Les vrais résistants sont connus, les vrais collabos aussi. Et parmi ceux qui s'érigèrent une statue à la Libération, dont certains entretiennent encore la flamme, il y eut de nombreuses icônes (Sartre, Beauvoir, Aragon, Duras...) dont les publications n'avaient pas cessé malgré la botte, ne faisant ainsi ni mieux ni pire que nombre de leurs collègues (et rivaux) qu'ils se dépêchèrent d'envoyer en prison.
On l'aura compris, on retrouvera là la trame d'"Aveyron croatie, la nuit", sur la relativité des engagements en période de vérité, avant que l'Histoire ne dise le Bien et le Mal et ne décerne les médailles...
mercredi 29 août 2012
mercredi 8 août 2012
Le chant de Magnan
Mes lectures estivales ont rencontré "Elégie pour Laviolette", le dernier ouvrage paru de Pierre Magnan, disparu en avril dernier.
Ce livre ranime et clôt la célèbre série du commissaire Laviolette, et il s'inscrit bien dans la lignée : imagination foutraque, canaillerie, suspense, invraisemblance, enquête de "proximité"... et enracinement bas-alpin. Tout bon polar se doit d'évoquer une nature humaine ou sociale. Comparé à d'autres auteur(e)s à la mode, Magnan atteint dans sa sobriété une vraie profondeur.
Car si Pierre Magnan connut le succès grâce à Laviolette, il est aussi, et avant tout même, l'auteur de "L'aube insolite" ou de "Un grison d'Arcadie"... Il y a dans l'oeuvre de ce disciple de Giono une dimension rare et exigeante.
Rare mais désuète, et commercialement hors piste. Alors le succès vint du policier régionaliste. Il fallut tout le talent de Magnan pour conserver une grandeur à ses livres "grand public", grandeur que la télévision fut bien incapable de saisir lorsqu'elle les porta à l'écran.
Mais ceux qui connaissent cette oeuvre savent son talent. Il était grand.
Ce livre ranime et clôt la célèbre série du commissaire Laviolette, et il s'inscrit bien dans la lignée : imagination foutraque, canaillerie, suspense, invraisemblance, enquête de "proximité"... et enracinement bas-alpin. Tout bon polar se doit d'évoquer une nature humaine ou sociale. Comparé à d'autres auteur(e)s à la mode, Magnan atteint dans sa sobriété une vraie profondeur.
Car si Pierre Magnan connut le succès grâce à Laviolette, il est aussi, et avant tout même, l'auteur de "L'aube insolite" ou de "Un grison d'Arcadie"... Il y a dans l'oeuvre de ce disciple de Giono une dimension rare et exigeante.
Rare mais désuète, et commercialement hors piste. Alors le succès vint du policier régionaliste. Il fallut tout le talent de Magnan pour conserver une grandeur à ses livres "grand public", grandeur que la télévision fut bien incapable de saisir lorsqu'elle les porta à l'écran.
Mais ceux qui connaissent cette oeuvre savent son talent. Il était grand.
mardi 31 juillet 2012
Rencontres en Juillet
Deux évènements ont confirmé le succès d'Aveyron Croatie, la nuit et de Passeport pour le Pays de Cocagne.
Le Salon du Livre de La Fouillade (12) qui s'est tenu les 21 et 22 Juillet a une fois encore connu une belle affluence ; sur ces terres rouergates, Aveyron Croatie, la nuit a battu un record de ventes, même si ceux qui ont eu vent de la révolte de 1943 sont de plus en plus rares.
Plus modeste, l'exposition "Monteils un autre regard" (82) a pour sa première édition attiré un nombre respectable d'amateurs d'art sous différentes formes. Là aussi, Aveyron Croatie, la nuit a connu un beau succès. Quant au Passeport pour le Pays de Cocagne, il a reçu un accueil enthousiaste, la présence des deux signataires n'y étant sans doute pas étrangère...
Ce furent donc deux moments de rencontre très sympathiques et très encourageantes, démontrant que si le livre est de moins en moins souvent un achat d'impulsion, il garde tout son intérêt lorsqu'une rencontre avec l'auteur, par exemple, le ramène dans le champ littéraire.
Le Salon du Livre de La Fouillade (12) qui s'est tenu les 21 et 22 Juillet a une fois encore connu une belle affluence ; sur ces terres rouergates, Aveyron Croatie, la nuit a battu un record de ventes, même si ceux qui ont eu vent de la révolte de 1943 sont de plus en plus rares.
Plus modeste, l'exposition "Monteils un autre regard" (82) a pour sa première édition attiré un nombre respectable d'amateurs d'art sous différentes formes. Là aussi, Aveyron Croatie, la nuit a connu un beau succès. Quant au Passeport pour le Pays de Cocagne, il a reçu un accueil enthousiaste, la présence des deux signataires n'y étant sans doute pas étrangère...
Ce furent donc deux moments de rencontre très sympathiques et très encourageantes, démontrant que si le livre est de moins en moins souvent un achat d'impulsion, il garde tout son intérêt lorsqu'une rencontre avec l'auteur, par exemple, le ramène dans le champ littéraire.
lundi 16 juillet 2012
Passeport pour Monteils, un autre regard...
Du 20 au 29 Juillet 2012, la petite commune de Monteils dans le Tarn et Garonne (près de Caussade) organise une exposition multi-artistique, autour des thèmes peinture, photo, écriture, danse, céramique..., soit:
- Monique Ghiretti, peintre non figuratif
- Michel Poux, écrivain
- Héloïse Quercy, céramiques
- Monique Ferrero, peintre contemporain abstrait
- Anne Marie Rantet-Poux, photographe
- Annick Lafontaine, danse
- Monique Vidal, peintre
- Michel de Grande, pastelliste
- Cécile Zygalski, photographe de l'imaginaire...
Vous aurez noté la présence des deux signataires du "Passeport pour le Pays de Cocagne", votre serviteur et AM Rantet-Poux.
Si vous trainez par là, passez dire bonjour !
Renseignements 05 63 93 13 39.
- Monique Ghiretti, peintre non figuratif
- Michel Poux, écrivain
- Héloïse Quercy, céramiques
- Monique Ferrero, peintre contemporain abstrait
- Anne Marie Rantet-Poux, photographe
- Annick Lafontaine, danse
- Monique Vidal, peintre
- Michel de Grande, pastelliste
- Cécile Zygalski, photographe de l'imaginaire...
Vous aurez noté la présence des deux signataires du "Passeport pour le Pays de Cocagne", votre serviteur et AM Rantet-Poux.
Si vous trainez par là, passez dire bonjour !
Renseignements 05 63 93 13 39.
mardi 3 juillet 2012
Torpeur festivale
Peut-être les "hasards de l'actualité", comme disent les journalistes, offriront-ils quelque évènement (catastrophe, accident, attentat, viol, disparition...) qui viendra rompre la "torpeur estivale" (comme écrivent les mêmes journalistes), mais il semble bien que l'été soit là.
Il y aura bien cet après-midi le discours de politique générale du premier ministre, mais l'exercice semble convenu : le réel qui revient ne dira jamais son nom.
Certes le Tour de France, puis les JO, meubleront le temps qui ronronne.
Heureusement on verra fleurir, dans le moindre village doté d'un statut de sous-chef lieu de canton, des festivals, salons, concerts, rencontres, plages, nuits, etc... L'honorable y côtoie souvent le pire.
Dans les régions un tant soit peu touristiques, il y a longtemps que l'actualité estivale déborde de fêtes des moissons, de la lavande, des fruits, d'intervilles ou de courses de carrioles. On savait que le tourisme amènerait les indigènes à devenir ce que les touristes attendent, bien souvent des images du XIXème siècle ou du ludique intellectuellement accessible ; on n'imaginait pas les trésors de créativité et d'imbécilité qui se couvaient là.
Pour le reste, Philippe Muray a bien analysé la chose avec son concept d'homo festivus. J'y reviendrai.
Oui, bon, finalement, après tout, le Tour et les JO...
"Ce devant quoi une société se prosterne nous dit ce qu'elle est."
Il y aura bien cet après-midi le discours de politique générale du premier ministre, mais l'exercice semble convenu : le réel qui revient ne dira jamais son nom.
Certes le Tour de France, puis les JO, meubleront le temps qui ronronne.
Heureusement on verra fleurir, dans le moindre village doté d'un statut de sous-chef lieu de canton, des festivals, salons, concerts, rencontres, plages, nuits, etc... L'honorable y côtoie souvent le pire.
Dans les régions un tant soit peu touristiques, il y a longtemps que l'actualité estivale déborde de fêtes des moissons, de la lavande, des fruits, d'intervilles ou de courses de carrioles. On savait que le tourisme amènerait les indigènes à devenir ce que les touristes attendent, bien souvent des images du XIXème siècle ou du ludique intellectuellement accessible ; on n'imaginait pas les trésors de créativité et d'imbécilité qui se couvaient là.
Pour le reste, Philippe Muray a bien analysé la chose avec son concept d'homo festivus. J'y reviendrai.
Oui, bon, finalement, après tout, le Tour et les JO...
"Ce devant quoi une société se prosterne nous dit ce qu'elle est."
mercredi 13 juin 2012
Actualités Pays de Cocagne
J'aurai l'honneur et le plaisir de dédicacer, en compagnie de Anne-Marie Rantet-Poux, photographe, la nouvelle parution "Passeport pour le Pays de Cocagne" (Elytis, 98 pages, 9 euros) :
Samedi 16 Juin, à partir de 9 heures : Maison de la Presse à Caussade (82)
Samedi 16 Juin à partir de 14 heures : Cultura Labège (31)
D'autres évènements sont d'ores et déjà programmés...
Peut-être à bientôt ?
Samedi 16 Juin, à partir de 9 heures : Maison de la Presse à Caussade (82)
Samedi 16 Juin à partir de 14 heures : Cultura Labège (31)
D'autres évènements sont d'ores et déjà programmés...
Peut-être à bientôt ?
lundi 28 mai 2012
Pour Zemmour, hélas...
Je ne trierai pas chez Eric Zemmour ce qui relève du débat ou ce qui relève de la polémique, des idées ou de la provocation intéressée.
Je n'aime pas ses idées, mais j'entends ses propos, et je n'aime pas sa carrière de clown médiatique : ce qui connaissent EZ savent qu'il vaut mieux que ces postures surjouées.
Mais je n'aime pas non plus cette police de la pensée qui veut faire taire tout ce qui lui déplait, ou plutôt qui ne va pas dans le sens de ses intérêts. Et je ne peux que soutenir Zemmour quand il dénonce les professionnels appointés de l'indignation subventionnée.
Je réclame simplement le droit au pamphlet, le droit du bouffon ; comme pour D. Porte (que j'aime bien) ou S. Guillon (que je n'apprécie pas). Je crois au rôle du pamphlet dans un vrai débat démocratique, souvent sommaire, parfois simpliste mais caractéristique d'une idée. Je crois à la fonction sanitaire du bouffon, rappelant au souverain qui l'a fait roi. Je crois à l'utilité pratique de la caricature. A quand des plaintes au tribunal contre les caricaturistes, quand un puissant trop narcissique s'estimera mal croqué ?
Dans un temps pas si lointain, nous appréhendions la résurgence du totalitarisme, brun forcément ; d'autres le craignaient rouge. Aujourd'hui, je me demande chaque jour un peu plus s'il n'adviendra pas de façon plus insidieuse, puritaine et moralisatrice, porté par ceux qui, parés des grands principes de liberté, veulent faire taire ceux qu'ils estiment moins libertaires qu'eux-mêmes.
Et hélas c'est ainsi qu'ils donnent, doublement, raison à Zemmour...
Je n'aime pas ses idées, mais j'entends ses propos, et je n'aime pas sa carrière de clown médiatique : ce qui connaissent EZ savent qu'il vaut mieux que ces postures surjouées.
Mais je n'aime pas non plus cette police de la pensée qui veut faire taire tout ce qui lui déplait, ou plutôt qui ne va pas dans le sens de ses intérêts. Et je ne peux que soutenir Zemmour quand il dénonce les professionnels appointés de l'indignation subventionnée.
Je réclame simplement le droit au pamphlet, le droit du bouffon ; comme pour D. Porte (que j'aime bien) ou S. Guillon (que je n'apprécie pas). Je crois au rôle du pamphlet dans un vrai débat démocratique, souvent sommaire, parfois simpliste mais caractéristique d'une idée. Je crois à la fonction sanitaire du bouffon, rappelant au souverain qui l'a fait roi. Je crois à l'utilité pratique de la caricature. A quand des plaintes au tribunal contre les caricaturistes, quand un puissant trop narcissique s'estimera mal croqué ?
Dans un temps pas si lointain, nous appréhendions la résurgence du totalitarisme, brun forcément ; d'autres le craignaient rouge. Aujourd'hui, je me demande chaque jour un peu plus s'il n'adviendra pas de façon plus insidieuse, puritaine et moralisatrice, porté par ceux qui, parés des grands principes de liberté, veulent faire taire ceux qu'ils estiment moins libertaires qu'eux-mêmes.
Et hélas c'est ainsi qu'ils donnent, doublement, raison à Zemmour...
mardi 15 mai 2012
Contre Jules Ferry
Chaque sacre républicain se place d'emblée sous des symboles, du moins lorsqu'il a des références ou des prétentions intellectuelles. François Hollande a choisi Marie Curie et Jules Ferry.
On se souvient de l'intronisation de F. Mitterrand, célébrant au Panthéon trois figures consensuelles, Jean Jaurès pour la gauche, Jean Moulin pour la France et Victor Schoelcher pour la civilisation. On peut ne pas aimer le consensus et reconnaitre ces forces de l'esprit.
F. Hollande en réfère à Marie Curie, femme, immigrée et qui a donné deux Nobel à la France. Très beau symbole, et même si le message est un peu trop politicien pour être grand il demeure chargé de sens.
Reste Jules Ferry, et avec lui ma première amertume de ce quinquennat... L'inventeur de l'école publique, gratuite et obligatoire était sans doute animé de bonnes intentions, comme celle de civiliser les "races inférieures" des colonies... Le président a pris quelques distances à ce sujet, et pour ma part je considère que le traiter de raciste ou de colonisateur un siècle et demi plus tard n'est qu'une ineptie inutile ou intéressée.
Par contre il est celui qui a tenu à éradiquer les langues régionales, au nom d'une école qui ne pouvait que devenir monolithique, massifiée, arbitraire et bourreuse de crâne. Il est l'archétype jacobin qui nous interdisait de cracher par terre et de parler patois. Il a ainsi massacré nombre de cultures et un patrimoine (plus considéré à l'étranger que dans l'hexagone) qui nous serait sans bien utile aujourd'hui et demain, mais il a encore des soutiens militants du côté de la rue de Solférino, sans compter Papa Gaino considèrant que quand on aime la France on ne ratifie pas la Charte européennes des langues régionales....
Les bonnes intentions serviront-elles un jour à autre chose qu'à paver l'enfer ? J'en doute, et en attendant notre symbole célébré demeure juste le trait d'union entre les guerres de Vendée et le paradis des travailleurs.
On se souvient de l'intronisation de F. Mitterrand, célébrant au Panthéon trois figures consensuelles, Jean Jaurès pour la gauche, Jean Moulin pour la France et Victor Schoelcher pour la civilisation. On peut ne pas aimer le consensus et reconnaitre ces forces de l'esprit.
F. Hollande en réfère à Marie Curie, femme, immigrée et qui a donné deux Nobel à la France. Très beau symbole, et même si le message est un peu trop politicien pour être grand il demeure chargé de sens.
Reste Jules Ferry, et avec lui ma première amertume de ce quinquennat... L'inventeur de l'école publique, gratuite et obligatoire était sans doute animé de bonnes intentions, comme celle de civiliser les "races inférieures" des colonies... Le président a pris quelques distances à ce sujet, et pour ma part je considère que le traiter de raciste ou de colonisateur un siècle et demi plus tard n'est qu'une ineptie inutile ou intéressée.
Par contre il est celui qui a tenu à éradiquer les langues régionales, au nom d'une école qui ne pouvait que devenir monolithique, massifiée, arbitraire et bourreuse de crâne. Il est l'archétype jacobin qui nous interdisait de cracher par terre et de parler patois. Il a ainsi massacré nombre de cultures et un patrimoine (plus considéré à l'étranger que dans l'hexagone) qui nous serait sans bien utile aujourd'hui et demain, mais il a encore des soutiens militants du côté de la rue de Solférino, sans compter Papa Gaino considèrant que quand on aime la France on ne ratifie pas la Charte européennes des langues régionales....
Les bonnes intentions serviront-elles un jour à autre chose qu'à paver l'enfer ? J'en doute, et en attendant notre symbole célébré demeure juste le trait d'union entre les guerres de Vendée et le paradis des travailleurs.
mercredi 9 mai 2012
Ite missa est...
Voilà, la messe est dite. Les présidentielles ont vécu, les législatives vont s'ensuivre. Puis le réel refera surface.
Que retenir de cette soirée ? J'ai le souvenir de la Bastille en 1981, et je n'ai rien retrouvé de l'émotion de ce soir là...
Je m'en tiendrai donc à quelques images, glanées ici ou là...
Une avant-soirée ubuesque, quand les commentateurs s'efforçaient de faire croire à un suspens que derrière eux les images anéantissaient...
Beaucoup de drapeaux sur cette place de la Bastille, qui font parler. Je ne retiendrai que l'oriflamme occitan qui flamboyait.
Des notes d'accordéon, dans la capitale française de celui-ci. Sous d'autres étiquettes on les eut jugées maurassiennes ; là elles apparurent populaires et enracinées. Plouc et ringard, selon certains, sans doute nostalgique du Fouquet's et des Rollex, à moins qu'il ne s'agisse de forcenés de la modernité à venir.
Des meutes de journalistes ont découvert la province. Les clichés ont fusé.
Et maintenant ? attendons-nous à quelques cadeaux corporatistes, à quelques alliances nauséabondes, à quelques surenchères populistes.
Allez en paix. La campagne continue.
Que retenir de cette soirée ? J'ai le souvenir de la Bastille en 1981, et je n'ai rien retrouvé de l'émotion de ce soir là...
Je m'en tiendrai donc à quelques images, glanées ici ou là...
Une avant-soirée ubuesque, quand les commentateurs s'efforçaient de faire croire à un suspens que derrière eux les images anéantissaient...
Beaucoup de drapeaux sur cette place de la Bastille, qui font parler. Je ne retiendrai que l'oriflamme occitan qui flamboyait.
Des notes d'accordéon, dans la capitale française de celui-ci. Sous d'autres étiquettes on les eut jugées maurassiennes ; là elles apparurent populaires et enracinées. Plouc et ringard, selon certains, sans doute nostalgique du Fouquet's et des Rollex, à moins qu'il ne s'agisse de forcenés de la modernité à venir.
Des meutes de journalistes ont découvert la province. Les clichés ont fusé.
Et maintenant ? attendons-nous à quelques cadeaux corporatistes, à quelques alliances nauséabondes, à quelques surenchères populistes.
Allez en paix. La campagne continue.
jeudi 3 mai 2012
Moche caviar
L'évènement de ce jour serait, parait-il, le débat entre postulants à la magistrature dite suprême... Gageons que l'on n'y parlera guère de culture.
Tout esprit sain, c'est-à-dire qui n'a pas cru lesdits candidats, sait bien que l'état de ce pays a renvoyé tout débat sur la culture dans les abysses des priorités. Que le temps est loin où l'on visait 1% du Budget. Que l'heure n'est plus de choisir entre Paris ou la province, entre le patrimoine ou la création... quand un internet gratuit et intersidéral arrive comme point d'orgue de la société de consommation.
Des choses s'imposent d'elles-même, comme la réforme du régime des intermittents, ou celle d'une administration coûteuse et qui ne fait même plus rire. Mais cela n'arrangera pas grand-chose.
On se consolera en saluant la fin d'une ère, celle des Roujon-Macquart, de Roland Barthez ou de Zadig et Voltaire... Ce n'est pas rien.
Nous aurons un nouveau ministre. J'ai établi dans ma carrière assez de profils de poste pour connaitre la complexité de celui relatif à cette fonction, sans compter les critères d'une autre nature, lobbyiste ou communautaire. Mais en lisant les noms qui circulent, l'épouvante me saisit... Entre caciques du PS, chevaux de retour ou avant-garde parisienne autoproclamée, le risque est grand de voir sombrer ce qu'il restait de crédibilité au poste...
En attendant, caviar pour tout le monde.
Tout esprit sain, c'est-à-dire qui n'a pas cru lesdits candidats, sait bien que l'état de ce pays a renvoyé tout débat sur la culture dans les abysses des priorités. Que le temps est loin où l'on visait 1% du Budget. Que l'heure n'est plus de choisir entre Paris ou la province, entre le patrimoine ou la création... quand un internet gratuit et intersidéral arrive comme point d'orgue de la société de consommation.
Des choses s'imposent d'elles-même, comme la réforme du régime des intermittents, ou celle d'une administration coûteuse et qui ne fait même plus rire. Mais cela n'arrangera pas grand-chose.
On se consolera en saluant la fin d'une ère, celle des Roujon-Macquart, de Roland Barthez ou de Zadig et Voltaire... Ce n'est pas rien.
Nous aurons un nouveau ministre. J'ai établi dans ma carrière assez de profils de poste pour connaitre la complexité de celui relatif à cette fonction, sans compter les critères d'une autre nature, lobbyiste ou communautaire. Mais en lisant les noms qui circulent, l'épouvante me saisit... Entre caciques du PS, chevaux de retour ou avant-garde parisienne autoproclamée, le risque est grand de voir sombrer ce qu'il restait de crédibilité au poste...
En attendant, caviar pour tout le monde.
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