C'est ainsi, mes lectures d'été se sont faites en septembre... Dont notamment le dernier des romans "historiques" de Iain Pears, "La chute de John Stone" (Belfond 2009). J'avais découvert cet auteur en 1997 lors de la parution du Cercle de la croix, prouesse de culture et de virtuosité littéraire. Trois ans plus tard, Le songe de Scipion, quoique moins brillant, confirmait le talent et la hauteur de vue de Pears.
Je fus un peu déçu par la suite quand je découvris les romans "policiers", parus antérieurement, originaux et agréables mais plus classiques sur le plan littéraire et au souffle plus court.
Et j'ai donc retrouvé avec La chute de John Stone le Pears virevoltant, capable, comme dans Le cercle de la croix, de faire raconter trois ou quatre fois la même histoire par des personnages différents, autour d'une solide érudition philosophique et historique.
Bref un livre de loisir, mais d'une solide performance et de bonne tenue en dépit d'un final un peu capillotracté, et un bon moment de plaisir loin de toute vulgarité.
mardi 24 septembre 2013
mardi 10 septembre 2013
Aveyron Croatie, la nuit... et 70 ans
Dans quelques jours, on commémorera à Villefranche de Rouergue le 70ème anniversaire de la rebellion croate, quand la nuit de la révolte tomba sur la ville, et que le manteau de l'Histoire enveloppa d'un voile opaque les histoires, avec un petit h, de ces hommes pris dans une tourmente qui les dépassait, et dont certains essayèrent de sortir pendant cette nuit du 17 septembre 1943.
J'ai eu l'occasion, dans mon ouvrage "Aveyron Croatie, la nuit" (L'Harmattan 2011) de relater ce que fut cette nuit ; au delà du fait historique (mon roman n'est pas un roman historique), j'ai essayer de montrer l'instrumentalisation des petits, capables de grandes choses, par les grands, susceptibles de faire des choses petites, en attendant que l'Histoire ne décerne les médailles du Bien et du Mal, selon les critères du vainqueur.
Les bruits de bottes que j'entends résonner ces jours-ci me font craindre de ne pas m'être trompé...
J'ai eu l'occasion, dans mon ouvrage "Aveyron Croatie, la nuit" (L'Harmattan 2011) de relater ce que fut cette nuit ; au delà du fait historique (mon roman n'est pas un roman historique), j'ai essayer de montrer l'instrumentalisation des petits, capables de grandes choses, par les grands, susceptibles de faire des choses petites, en attendant que l'Histoire ne décerne les médailles du Bien et du Mal, selon les critères du vainqueur.
Les bruits de bottes que j'entends résonner ces jours-ci me font craindre de ne pas m'être trompé...
lundi 2 septembre 2013
Rentrée sur la cour
Et vint la rentrée, selon l'imparable logique et l'immuable rituel. Et donc la rentrée dite littéraire.
Mais rentrée devrait signifier que l'on rentre dans quelque chose : c'est vrai si l'on se réfère au calendrier ou à l'année, beaucoup moins si l'on espère que ladite rentrée conduit vers du sens ou de la matière.
L'ambiance éditoriale elle-même est morose ; quelques têtes reviennent ça et là dans les pages culturelles, au gré de la notoriété déjà acquise des auteurs, ou au gré de leur pouvoir socio-professionnel. On renvoie des ascenseurs, on parie sur des fonctions en ville.
Mais rien qui se dessine avec consistance. Et les contenus sont de plus en plus fugaces, branchés sur l'air du moment, sur l'émotion à la mode ou le narcissisme dévorant.
Que l'on se rassure face à mes aigreurs : mes informations ne sont pas exhaustives, et je sais bien qu'il y a des talents à découvrir ici ou là. Reste à les trouver, et reste surtout à comprendre pourquoi le monde présent se prête si peu à la Littérature. Comme s'il n'appartenait plus à la marche des hommes, ou comme si ceux-ci ne savaient où aller.
Mais rentrée devrait signifier que l'on rentre dans quelque chose : c'est vrai si l'on se réfère au calendrier ou à l'année, beaucoup moins si l'on espère que ladite rentrée conduit vers du sens ou de la matière.
L'ambiance éditoriale elle-même est morose ; quelques têtes reviennent ça et là dans les pages culturelles, au gré de la notoriété déjà acquise des auteurs, ou au gré de leur pouvoir socio-professionnel. On renvoie des ascenseurs, on parie sur des fonctions en ville.
Mais rien qui se dessine avec consistance. Et les contenus sont de plus en plus fugaces, branchés sur l'air du moment, sur l'émotion à la mode ou le narcissisme dévorant.
Que l'on se rassure face à mes aigreurs : mes informations ne sont pas exhaustives, et je sais bien qu'il y a des talents à découvrir ici ou là. Reste à les trouver, et reste surtout à comprendre pourquoi le monde présent se prête si peu à la Littérature. Comme s'il n'appartenait plus à la marche des hommes, ou comme si ceux-ci ne savaient où aller.
lundi 29 juillet 2013
Après La Fouillade
L'hostilité des éléments n'a pas nuit au Festival ; malgré la canicule puis la méchante tornade, le cru 2013 a été fidèle à la tradition de l'évènement et l'affluence a été correcte.
Et l'occasion de retrouver les plumes amicales : Daniel Crozes, Roger Lajoie-Mazenc, Yves Garric, Michel Lombard, Hugues Robert...
Quelques présences évitables, mais très bonne organisation, accueil sympathique, rencontres cordiales... On aimerait que tous les Salons du Livre soient du même tonneau !
Et l'occasion de retrouver les plumes amicales : Daniel Crozes, Roger Lajoie-Mazenc, Yves Garric, Michel Lombard, Hugues Robert...
Quelques présences évitables, mais très bonne organisation, accueil sympathique, rencontres cordiales... On aimerait que tous les Salons du Livre soient du même tonneau !
jeudi 25 juillet 2013
Festival de La Fouillade
Se tiendra le week-end prochain (27 et 28 Juillet 2013) le traditionnel
Festival du Livre, BD et Jeunesse de La Fouillade
Ce salon est sympathique et de très bonne tenue, au coeur du Ségala aveyronnais...
L'occasion de nous y rencontrer ?
Festival du Livre, BD et Jeunesse de La Fouillade
Ce salon est sympathique et de très bonne tenue, au coeur du Ségala aveyronnais...
L'occasion de nous y rencontrer ?
mardi 2 juillet 2013
Littérature ou justice...
J'ai souvent eu l'occasion d'écrire ici les craintes que m'inspiraient certaines utilisations du droit, souvent d'essence américaine, vis-à-vis des différentes formes de la liberté d'expression. Et la littérature (ou disons les livres, ce qui n'est plus la même chose), prompte à saisir l'air du temps s'y télescope souvent.
C'est ainsi que nombre d'auteurs se retrouvent devant les tribunaux, poursuivis qui par un(e) ex, qui par un fils, qui par un(e) rival(e), qui par un quidam,... qui s'est reconnu dans un personnage.
Laissons de côté l'hystérique anonyme qui se vit dans la peau d'un tel ou d'une telle ; par contre ceux qui ont peu ou prou partagé la vie de l'auteur sont davantage concernés, et parfois en droit de se plaindre, avec plus ou moins de bonne foi et d'intérêt en jeu.
L'ennui, c'est parfois le cynisme de l'auteur ; sans parler de l'étalage croustillant de la vie privée, où l'imagination dudit auteur en rajoute volontiers pour charger son modèle, ce qui lui permettra de contester l'accusation tout en répondant aux fantasmes du lecteur avide : Marcela Iacub a récemment excellé dans le genre.
Ce racolage au bénéfice d'écrivains en quête d'outils de promotion et cherchant à masquer la vacuité de leur livre se répand beaucoup ; cela étant, les motivations vénales ou narcissiques ne sont pas bien originales en notre temps, et ne seraient pas bien graves si elles ne contribuaient à nourrir une police ou une justice qui n'en demande pas plus... Or si un auteur ne peut plus s'appuyer sur le réel et sur sa vie personnelle pour écrire, ou s'il devient par le fait même condamnable, que restera-t-il comme source ?
Le droit contemporain, ou son instrumentalisation, s'associe souvent avec le puritanisme, le droit à l'image, le respect de la vie privé... pour verrouiller l'expression ; qu'il serve des objectifs lucratifs ou moralistes importe peu : le bâillon est le même. Il serait peut-être opportun que la littérature se pose la question de sa responsabilité face à cet état, plutôt que d'espérer s'en servir...
Et je dirai une fois de plus que le totalitarisme pourrait venir d'une manière bien plus insidieuse que les traditionnelles formes politiques qu'on a connu...
C'est ainsi que nombre d'auteurs se retrouvent devant les tribunaux, poursuivis qui par un(e) ex, qui par un fils, qui par un(e) rival(e), qui par un quidam,... qui s'est reconnu dans un personnage.
Laissons de côté l'hystérique anonyme qui se vit dans la peau d'un tel ou d'une telle ; par contre ceux qui ont peu ou prou partagé la vie de l'auteur sont davantage concernés, et parfois en droit de se plaindre, avec plus ou moins de bonne foi et d'intérêt en jeu.
L'ennui, c'est parfois le cynisme de l'auteur ; sans parler de l'étalage croustillant de la vie privée, où l'imagination dudit auteur en rajoute volontiers pour charger son modèle, ce qui lui permettra de contester l'accusation tout en répondant aux fantasmes du lecteur avide : Marcela Iacub a récemment excellé dans le genre.
Ce racolage au bénéfice d'écrivains en quête d'outils de promotion et cherchant à masquer la vacuité de leur livre se répand beaucoup ; cela étant, les motivations vénales ou narcissiques ne sont pas bien originales en notre temps, et ne seraient pas bien graves si elles ne contribuaient à nourrir une police ou une justice qui n'en demande pas plus... Or si un auteur ne peut plus s'appuyer sur le réel et sur sa vie personnelle pour écrire, ou s'il devient par le fait même condamnable, que restera-t-il comme source ?
Le droit contemporain, ou son instrumentalisation, s'associe souvent avec le puritanisme, le droit à l'image, le respect de la vie privé... pour verrouiller l'expression ; qu'il serve des objectifs lucratifs ou moralistes importe peu : le bâillon est le même. Il serait peut-être opportun que la littérature se pose la question de sa responsabilité face à cet état, plutôt que d'espérer s'en servir...
Et je dirai une fois de plus que le totalitarisme pourrait venir d'une manière bien plus insidieuse que les traditionnelles formes politiques qu'on a connu...
mardi 4 juin 2013
Devenir écrivain ?
Peut-être rêvez-vous de devenir, ou du moins d'être pris pour un écrivain : vous n'êtes pas le seul. Vous n'avez aucun talent d'écriture ? point de honte, vous n'êtes pas le seul non plus. Ne désespérez pas. Dans un récent Nouvel Obs, la critique Sophie Delassein, inénarrable comme à son habitude, vous offre un bon tuyau.
Connaissez-vous Thierry Séchan ? Encore une fois vous n'êtes pas le seul, le susnommé n'ayant jamais fait quoi que ce soit qui justifierez une célébrité. Seulement, comme la nature n'est pas mauvaise fille, il a eu un petit frère : Renaud Séchan, alias Renaud, chanteur de son état et à ce titre plus connu que son aîné.
Voici donc que Thierry vient de pondre un énième bouquin sur son frère, son frère et lui, lui et son frère. Rien que de banal, on savait depuis longtemps les difficultés (et aussi quelques avantages...) à être fils ou fille de... ; désormais, buzz oblige, si un quidam peut se raccrocher à un quelconque proche célèbre et bankable, il en fait largement état. La dernière livraison de TS raconte les complexes relations entre les frérots : il y est question de "magnifiques lettres", de "tendresse", de "coups de griffe", de "règlements de compte".
Autant d'originalité suffit à expliquer que S. Delassein n'ait pas dépassé la 4ème de couverture pour écrire son billet. Mais ne sous-estimons pas la tragédie qui se noue derrière : Thierry, qui voulait devenir lui-même chanteur, ne s'est jamais remis du jour où Renaud lui a assené un "T'as une voix de fiotte !.". On frôle Shakespeare. Mais comme je vous le disais, la nature est bonne fille ; la preuve c'est S. Delassein qui clôt ainsi le débat : "Un chanteur est mort, un écrivain est né !"
Entendons-nous, je n'ai rien contre aucun des Séchan, et je comprends toutes les nécessités du copinage pour un journaliste. Est-il pour autant nécessaire, même si le ridicule ne tue plus depuis longtemps, d'en faire autant ? Franchement, Séch(i)an.
Connaissez-vous Thierry Séchan ? Encore une fois vous n'êtes pas le seul, le susnommé n'ayant jamais fait quoi que ce soit qui justifierez une célébrité. Seulement, comme la nature n'est pas mauvaise fille, il a eu un petit frère : Renaud Séchan, alias Renaud, chanteur de son état et à ce titre plus connu que son aîné.
Voici donc que Thierry vient de pondre un énième bouquin sur son frère, son frère et lui, lui et son frère. Rien que de banal, on savait depuis longtemps les difficultés (et aussi quelques avantages...) à être fils ou fille de... ; désormais, buzz oblige, si un quidam peut se raccrocher à un quelconque proche célèbre et bankable, il en fait largement état. La dernière livraison de TS raconte les complexes relations entre les frérots : il y est question de "magnifiques lettres", de "tendresse", de "coups de griffe", de "règlements de compte".
Autant d'originalité suffit à expliquer que S. Delassein n'ait pas dépassé la 4ème de couverture pour écrire son billet. Mais ne sous-estimons pas la tragédie qui se noue derrière : Thierry, qui voulait devenir lui-même chanteur, ne s'est jamais remis du jour où Renaud lui a assené un "T'as une voix de fiotte !.". On frôle Shakespeare. Mais comme je vous le disais, la nature est bonne fille ; la preuve c'est S. Delassein qui clôt ainsi le débat : "Un chanteur est mort, un écrivain est né !"
Entendons-nous, je n'ai rien contre aucun des Séchan, et je comprends toutes les nécessités du copinage pour un journaliste. Est-il pour autant nécessaire, même si le ridicule ne tue plus depuis longtemps, d'en faire autant ? Franchement, Séch(i)an.
vendredi 17 mai 2013
Dedicace Balma
J'aurai l'occasion de dédicacer prochainement :
CULTURA
(31) BALMA
Samedi 25 Mai
à partir de 14 heures
L'occasion de nous rencontrer ?
CULTURA
(31) BALMA
Samedi 25 Mai
à partir de 14 heures
L'occasion de nous rencontrer ?
mardi 23 avril 2013
Lamento de la main gauche
Mes ailes ne sont pas de géant, en tout cas pas de la race de ceux de Heredia. Aussi en ai-je besoin de deux, quand bien même elles m'empêcheraient de marcher.
Or voici que, depuis bientôt un mois, je porte en écharpe mon aile droite, celle qui a tant contribué à écrire ce dont je vous entretiens. Une mauvaise chute, selon l'expression consacrée, une belle prothèse, et un long désert qui tient autant de la pénitence que de la rééducation, deux termes qui se passent du moindre commentaire.
Donc, juste quand j'allais donner une autre dimension concrète à mon prochain livre, la tuile.
Avec comme objectif que ce ne soit qu'un contretemps...
Merci de la sollicitude que je sens monter en vous ! ou, du moins, à bientôt.
Or voici que, depuis bientôt un mois, je porte en écharpe mon aile droite, celle qui a tant contribué à écrire ce dont je vous entretiens. Une mauvaise chute, selon l'expression consacrée, une belle prothèse, et un long désert qui tient autant de la pénitence que de la rééducation, deux termes qui se passent du moindre commentaire.
Donc, juste quand j'allais donner une autre dimension concrète à mon prochain livre, la tuile.
Avec comme objectif que ce ne soit qu'un contretemps...
Merci de la sollicitude que je sens monter en vous ! ou, du moins, à bientôt.
mercredi 3 avril 2013
Déjà parus
chez Elytis de 2002 à 2012 :
. 2012 : Passeport pour le Pays de Cocagne (photos de AM. Rantet-Poux), 96 pages, 9 euros.
. 2007 : Histoires peu ordinaires à Toulouse, 124 pages, 13.50 euros
. 2006 : Histoires peu ordinaires au Cap Ferret, 124 pages, 13.50 euros
. 2005 : Week-end à Schizoland, 156 pages, 16.00 euros
. 2002 : La branloire pérenne, 224 pages, 16.80 euros.
chez L'Harmattan en 2011 :
. Aveyron Croatie, la nuit / 192 pages, 18 euros.
Disponibles dans toutes les librairies, chez les éditeurs (elytis-edition.com et editions-harmattan.fr) ou chez l'auteur (pouxmichel@neuf.fr ou message dans les commentaires ci-dessous).
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