A partir du prochain week-end et jusqu'au 19 juillet, se déroulera à Monteils (82) la 4ème édition de Monteils un autre regard, exposition multiculturelle.
Vous pourrez rencontrer :
. Monique Ferrero, invité d'honneur, peintre
. Annick Lafontaine et ses élèves, danse
. Julien Avignon, street-art
. Guy Portal, peintre
. Christiane Flaujac, peintre
. Tayeb Harkat, peintre
. Josiane Dubor, aquarelliste
. Héloîse Quercy, céramiste
. Céline Wagner, BD
. Michel Poux, écrivain
Vernissage le vendredi 10 juillet à 19 heures.
lundi 6 juillet 2015
vendredi 26 juin 2015
Identité française, culture et nostalgie
L'un des principaux dégâts causés par le précédent septennat, qui ne furent pas rares, aura sans doute été le débat avorté sur l'identité nationale... Pollué par la politique politicienne, comme on dit, et par l'activisme bête et méchant, ce "débat" ne pouvait augurer de rien de bien intéressant. Ajoutons à cela que la bêtise, l'opportunisme et la névrose réunis n'auraient pas fait s'envoler la réflexion... Et pourtant.
Dans son interview déjà évoquée dans nos billets précédents, Jacques Julliard évoque sa perception de l'identité française : la langue en premier, comme culture et mode de rapport au monde, la littérature et une Histoire, qui fut royale avant que républicaine. Et d'affirmer que le sentiment d'une identité n'a rien de contradictoire avec l'ouverture au monde : une évidence, mais que la démagogie contemporaine veut nier, comme si ce sentiment n'était pas le meilleur atout pour toute assimilation... à moins que ce ne soit justement pour cela ? Sans doute certains dirigeants de gauche se refusent-ils à reprendre les mots qui furent ceux de Sarkosy, mais à ce compte le mutisme n'est pas loin...
Julliard a écrit dans Marianne, lors du récent débat sur l'éducation, que s'il lui fallait choisir entre la gauche et la littérature, il choisirait cette dernière. Et, très modestement, je le suivrais dans ce choix. Car si l'on s'en tient à la culture littéraire du président actuel, comme d'ailleurs ses deux prédécesseurs, l'éventualité d'un choix menace furieusement.
Jacques Julliard se réfère, face à la montée intérieure d'un compassionnel de plus en plus au autoritaire et légiférant (le fameux envie de pénal cher à Muray), à l'identité de la France selon Braudel. Et si, simplement, ce dernier en son temps avait déjà tout dit ?
mercredi 17 juin 2015
Julliard, ce qu'il fallait de bravoure
Comme promis, revenons sur l'interview de Jacques Julliard dans le Figaro du 5 juin dernier. Le journaliste et historien de gauche analyse finement les évolutions de la gauche contemporaine, et l'éloignement des intellectuels qui en découle.
Il rappelle avec justesse que, si lors de la révolution française la gauche était d'essence individualiste, la rencontre avec le prolétariat du XIXème siècle lui confère une base collective, sinon collectiviste, autour des notions d'égalité et de solidarité, construites sur un esprit de groupe. Or aujourd'hui l'activité de la gauche se cantonne à légiférer de manière forcenée autour de revendications individualistes : vie privée, sexualité, génération... Julliard y voit la double influence du capitalisme et du socialisme scandinave.
Cette dernière influence a conforté la "martingale" (sic) de l'antiracisme, qui contribue à fédérer la gauche mais s'englue dans des impasses et ne fait une politique, parce que "la politique ne se réduit pas à une morale". Le tout devenant largement contre-productif lorsque le peuple y voit un contrat implicite entre bourgeoisie bobo et victimes autoproclamées du racisme et du colonialisme.
Tout se passe, toujours selon JJ, comme si, ayant perdu ce qu'il reste de prolétariat (aujourd'hui rallié au FN) et dans l'incapacité d'oeuvrer à une révolution sociale, la gauche courait après une révolution "sociétale" au bénéfice de nouveaux prolétariats supposés. La vacuité de cette stratégie (?) des politiques a depuis longtemps été annoncée par les intellectuels (Nora, Debray et d'autres).
Nous reviendrons sur ces critiques des penseurs. En attendant, je ne saurais trop vous conseiller de lire l'intégralité de l'interview de Jacques Julliard, penseur libre et courageux, sur le Figaro.
Il rappelle avec justesse que, si lors de la révolution française la gauche était d'essence individualiste, la rencontre avec le prolétariat du XIXème siècle lui confère une base collective, sinon collectiviste, autour des notions d'égalité et de solidarité, construites sur un esprit de groupe. Or aujourd'hui l'activité de la gauche se cantonne à légiférer de manière forcenée autour de revendications individualistes : vie privée, sexualité, génération... Julliard y voit la double influence du capitalisme et du socialisme scandinave.
Cette dernière influence a conforté la "martingale" (sic) de l'antiracisme, qui contribue à fédérer la gauche mais s'englue dans des impasses et ne fait une politique, parce que "la politique ne se réduit pas à une morale". Le tout devenant largement contre-productif lorsque le peuple y voit un contrat implicite entre bourgeoisie bobo et victimes autoproclamées du racisme et du colonialisme.
Tout se passe, toujours selon JJ, comme si, ayant perdu ce qu'il reste de prolétariat (aujourd'hui rallié au FN) et dans l'incapacité d'oeuvrer à une révolution sociale, la gauche courait après une révolution "sociétale" au bénéfice de nouveaux prolétariats supposés. La vacuité de cette stratégie (?) des politiques a depuis longtemps été annoncée par les intellectuels (Nora, Debray et d'autres).
Nous reviendrons sur ces critiques des penseurs. En attendant, je ne saurais trop vous conseiller de lire l'intégralité de l'interview de Jacques Julliard, penseur libre et courageux, sur le Figaro.
mercredi 10 juin 2015
Gauche : l'intellectuel bouc-émissaire du politique
Les récentes sorties de N. Vallaud Belkacem contre les "pseudo-intellectuels" ou de M. Valls sur Onfray n'ont rien de nouveau : qu'on se souvienne de Max Gallo, porte-parole du gouvernement en 1983, qui stigmatisait la désertion des intellectuels d'une gauche au pouvoir depuis deux ans...
Longtemps, intellectuel voulait dire "intellectuel de gauche" : aujourd'hui ce n'est plus un pléonasme, tant le centre de gravité de la pensée s'est déplacé vers la droite. Dans le même temps, reconnaissons que certains intellectuels, à force de courir après les media sont devenus des quasi-people, et les provocations nécessaires au buzz n'ont pas évité les simplifications abusives : leur crédibilité en a souffert.
Cela dit, la gauche constate une fois de plus l'éloignement des penseurs qui lui étaient auparavant attachés et qui, même lorsqu'ils demeurent à gauche, n'en fustigent pas moins la gauche institutionnelle ; Julliard évoque le "néant spirituel et intellectuel contemporain", Debray s'en tient à un rôle de spectateur critique du haut de son Aventin, Le Goff brocarde l'inculture des gens au pouvoir et le "gauchisme culturel", et Onfray, Nora, Bruckner et tous ceux qui, comme Finkelkraut, furent à gauche...
Les idées de gauche ne sont guère portées désormais que par des groupes de pression, souvent communautaristes, et leur pouvoir dans les media. Le présent a pris le pas sur la pensée, les artistes sur les intellos. Engluée dans le marais du politiquement correct, empêtrée dans les impasses de l'antiracisme faute d'un projet ambitieux et structuré, misant sur le populisme international (Syriza, Podemos,...), la gauche court après des revendications sociétales et individualistes.
Beaucoup d'intellectuels (Furet, Debray, Nora...) ont longtemps prévenu du champ de ruines qui s'annonce. D'autres analysent sans concession, et sans renier quoi que ce soit des valeurs de gauche. C'est le cas de Jacques Julliard : nous y reviendrons.
lundi 1 juin 2015
Charlie, de l'esprit aux communautés
Les magazines télévisés consacrés aux media ont ceci d'intéressant qu'ils confortent ce qu'ils entendent "dénoncer". L'émission Médias le magazine, le dimanche sur France 5, n'est pas désagréable, mais quand ce sont les media qui parlent des media pour nous montrer combien celles-ci nous manipulent, on a le droit de demeurer goguenard... Quant à stigmatiser conflits d'intérêt ou copinages, encore eut-il mieux valu que Thomas Hughes évite de n'inviter que des collègues de RTL, comme ce fut le cas ce dimanche.
Mais il y a aussi un débat, et hier il opposait Joseph Macé-Scarron, de Marianne, et Rockhaya Diallo, porte-parole de diverses associations ou animations communautaristes ; il s'agissait d'évoquer l'esprit Charlie, cinq mois après, suite aux sorties récentes de Plenel ou Todd, assimilant les musulmans aux juifs des années 30 et la mobilisation à l'expression d'une "bonne conscience répressive"... Le bilan est atterrant.
Certes le 11 Janvier fut un chef d'oeuvre du marketing compassionnel, à la limite de l'évènementiel et forcément ambigu. Mais il s'était produit dans la gravité des jours précédents un sursaut de conscience, qui aurait pu être un bon terreau pour ce vivre ensemble dont on nous rabâche tant les oreilles, et propre à dépasser les habituelles crispations.
Au lieu de cela, la question fondamentale qui était en janvier "A t-on le droit de dire ce que l'on pense même si cela ne plait pas à tout le monde ?", semble devenue aujourd'hui "Peut-on condamner l'islamisme sans être raciste ?". Le glissement sémantique se passe de commentaire, et ne me parait annonciateur que de lendemains au ciel noir.
Mais il y a aussi un débat, et hier il opposait Joseph Macé-Scarron, de Marianne, et Rockhaya Diallo, porte-parole de diverses associations ou animations communautaristes ; il s'agissait d'évoquer l'esprit Charlie, cinq mois après, suite aux sorties récentes de Plenel ou Todd, assimilant les musulmans aux juifs des années 30 et la mobilisation à l'expression d'une "bonne conscience répressive"... Le bilan est atterrant.
Certes le 11 Janvier fut un chef d'oeuvre du marketing compassionnel, à la limite de l'évènementiel et forcément ambigu. Mais il s'était produit dans la gravité des jours précédents un sursaut de conscience, qui aurait pu être un bon terreau pour ce vivre ensemble dont on nous rabâche tant les oreilles, et propre à dépasser les habituelles crispations.
Au lieu de cela, la question fondamentale qui était en janvier "A t-on le droit de dire ce que l'on pense même si cela ne plait pas à tout le monde ?", semble devenue aujourd'hui "Peut-on condamner l'islamisme sans être raciste ?". Le glissement sémantique se passe de commentaire, et ne me parait annonciateur que de lendemains au ciel noir.
mercredi 27 mai 2015
"Pseudo-intellectuels" contre vrais démagos
Il n'est pas rare que l'on se gausse des "pseudo-intellectuels", supposés brouillés avec le réel et planant en coupant les cheveux en quatre, quand ils n'attentent pas à la vertu des mouches. Mais c'est en général dans des émissions de la télé-réalité, ou chez ces gros médias qui dégagent du temps de cerveau disponible pour le marché, auquel on soumet la plèbe besogneuse et inculte...
Las, cette fois c'est un ministre qui ne recule pas devant cette facilité, et non des moindres : celui de l'Education ! Le mépris de la pensée s'affiche là où on l'attendait le moins... Non que Najat Vallaud-Belkhacem nous soit jamais apparue comme le porte-parole de l'excellence, mais là on aurait pu espérer qu'elle respecte le titre dont on l'a parée.
C'est donc une des icônes du politiquement correct qui, pour défendre une réforme qui ne convainc personne, traite de "pseudo-intellectuels" des penseurs comme Nora, Debray, Fumaroli, Finkelkraut, Julliard et d'autres...
Ces intellos, à des degrés divers, accusaient sa réforme de faire peu ou prou l'éloge de la médiocrité : ce n'était assurément pas la meilleure façon de leur répondre.
Las, cette fois c'est un ministre qui ne recule pas devant cette facilité, et non des moindres : celui de l'Education ! Le mépris de la pensée s'affiche là où on l'attendait le moins... Non que Najat Vallaud-Belkhacem nous soit jamais apparue comme le porte-parole de l'excellence, mais là on aurait pu espérer qu'elle respecte le titre dont on l'a parée.
C'est donc une des icônes du politiquement correct qui, pour défendre une réforme qui ne convainc personne, traite de "pseudo-intellectuels" des penseurs comme Nora, Debray, Fumaroli, Finkelkraut, Julliard et d'autres...
Ces intellos, à des degrés divers, accusaient sa réforme de faire peu ou prou l'éloge de la médiocrité : ce n'était assurément pas la meilleure façon de leur répondre.
lundi 18 mai 2015
Le Jourde & Naulleau, ou la rançon du succès
Je me suis récemment offert le dernier Jourde & Naulleau (Chifflet & Cie), dans une version "augmentée et aggravée de leur pastiche du Lagarde et Michard", lit-on sur la 4ème de couverture.
Cette entreprise de démolition d'écrivaillons contemporains sans talent doit certes être considérée comme un pamphlet, avec ce que cela suppose de férocité, d'approximation injuste et de mauvaise foi ; sans doute est-on pour une part dans la caricature, mais il n'existe de caricature qu'empreinte de vérité.
Egratigner la vacuité de certains succès contemporains (ou comptant pour rien, selon la formule) n'est pas une fin en soi, mais l'ouvrage de Jourde et Naulleau se révèle à la fois instructif (fâcheries en ville, haines ou copinages, négritudes...) et jouissif, ne serait-ce qu'à la lecture des critiques qu'en font les critiques officiellement officiels : rien que pour cela, le J et N est salutaire. On préfèrera l'humour féroce de Naulleau, ou l'académisme plus technique de Jourde, mais l'entreprise est de salubrité publique...
On pourrait plaindre les victimes. Pourtant, ce n'est pas sur des ambulances que tirent J et N : leurs cibles sont des auteurs (?) qui vivent fort bien de la médiocrité littéraire contemporaine. Si le succès (on n'ose écrire la gloire) appelle une rançon, celle-ci se nomme le Jourde & Naulleau !
samedi 9 mai 2015
Ecume de nos jours
D'être très occupé par la "finalisation", comme on dit, d'un projet littéraire en cours n'a point empêché les hasards de mes journées de me conduire devant quelques séquences télévisuelles, parfois accablantes, toujours instructives.
J'ai ainsi pu subir Emmanuel Todd (Qui est Charlie ? Sociologie d'une crise religieuse, Seuil), pour qui être en désaccord avec lui conduit à la conclusion : ou on n'a pas lu son livre, ou bien on est vraiment bête. N'ayant pas lu son livre, je reste serein.
J'ai cependant eu le sentiment, au fil des extraits ou des interviews de l'auteur, d'un propos très laborieux, d'une clarté relative et animé avant tout par le désir :
1- de prendre le contrepied du discours dominant du 11 janvier, et d'être le premier à le faire.
2- d'embêter le gouvernement.
3- de prouver qu'il est un vrai intellectuel de gauche, ou un intellectuel de la vraie gauche.
On trouve là les trois éléments de marketing incontournables aujourd'hui pour un projet éditorial un peu ambitieux, même pour un atrabilaire comme Todd.
J'ai regardé également Francis Cabrel en pleine promo de son dernier album (In extremis) : normal, exercice obligé. Par contre je l'ai aussi vu errer sur des plateaux de talk-show, passablement égaré, ne sachant où il convenait de rire, à quel degré il fallait comprendre l'humour de cour de récré qui y régnait... c'était sur le service public.
Ainsi donc, même Cabrel est contraint à cela... Misère, misère.
jeudi 23 avril 2015
Retour sur Mona Lisa ou la clé des champs
Les séances de dédicace ne sont pas toujours agréables, tous les auteurs vous le diront. Lorsqu'elles le sont, c'est bien sûr du fait de la rencontre et de l'échange avec le public. Mais elles présentent aussi l'avantage pour l'auteur de l'aider à définir a posteriori son ouvrage, et parfois de mieux comprendre ce qui l'a animé pendant la conception de son livre.
C'est ainsi qu'au fil des signatures j'ai pu identifier plus clairement les motivations qui m'ont porté pour écrire "Mona Lisa ou la clé des champs" (L'Harmattan, novembre 2014).
Il y avait un évènement historique, peu connu du grand public mais en soi extraordinaire : le parcours du Louvre pendant la guerre, le déménagement des œuvres, le caravansérail de 200 camions et 250 personnes, les aléas des lieux de résidence et des déplacements, tout cela méritait quelque chose.
Mais si j'en ai fait un roman, c'est bien pour dépasser le seul fait historique, et donner au texte une portée plus étendue et plus universelle. Il n'y a d'ailleurs qu'un seul personnage fictif dans ce roman, ce jeune paysan qui va découvrir le monde de la création et de la culture "classiques". Mais la rencontre avec André Chamson, auteur du terroir et de langue d'oc, et c'est là la clé du roman, va l'éclairer sur sa propre culture. D'où ma prétention d'évoquer une rencontre entre l'art et la terre, le beau et le vrai...
Carl'image de la Joconde appuyée sur une meule de foin dans la campagne rouergate, qui était l'émotion première de ma motivation et qui illustre mon propos, a bel et bien existé...
C'est ainsi qu'au fil des signatures j'ai pu identifier plus clairement les motivations qui m'ont porté pour écrire "Mona Lisa ou la clé des champs" (L'Harmattan, novembre 2014).
Il y avait un évènement historique, peu connu du grand public mais en soi extraordinaire : le parcours du Louvre pendant la guerre, le déménagement des œuvres, le caravansérail de 200 camions et 250 personnes, les aléas des lieux de résidence et des déplacements, tout cela méritait quelque chose.
Mais si j'en ai fait un roman, c'est bien pour dépasser le seul fait historique, et donner au texte une portée plus étendue et plus universelle. Il n'y a d'ailleurs qu'un seul personnage fictif dans ce roman, ce jeune paysan qui va découvrir le monde de la création et de la culture "classiques". Mais la rencontre avec André Chamson, auteur du terroir et de langue d'oc, et c'est là la clé du roman, va l'éclairer sur sa propre culture. D'où ma prétention d'évoquer une rencontre entre l'art et la terre, le beau et le vrai...
Carl'image de la Joconde appuyée sur une meule de foin dans la campagne rouergate, qui était l'émotion première de ma motivation et qui illustre mon propos, a bel et bien existé...
samedi 18 avril 2015
Ridendo dicere verum quid vetat ?
L'actualité contemporaine est glaçante.
Parfois du fait de problèmes ou faits-divers objectifs, parfois de la réponse qu'on y fait ou qu'on voudrait y faire.
Ici, on voudrait interdire toute activité à un quidam susceptible de devenir dépressif ; là, on voudrait enfermer les individus dont on n'est pas assuré à l'avance qu'ils ne recommenceront pas ; ailleurs encore, interdire d'exercice tout enseignant potentiellement pervers.
Bien sûr, il ne s'agit pas d'ignorer l'émotion, et encore moins de nier le risque ou les drames régulièrement actés. Pourtant, et en sus de la situation kafkaïo-ubuesque qui en résulterait, il me semblait que le droit sanctionnait un acte délictueux, et non possible.
La judiciarisation de la société n'a jamais été dans l'Histoire une bonne réponse. De même qu'il est à craindre que les plans anti-terrorisme, anti- racisme, anti-antisémitisme, anti-homophobie, toussa etc... ne pèsent davantage sur les humoristes que sur les terroristes. Et depuis Philippe Muray on sait ce qu'on peut penser de "l'envie de pénal".
C'est d'ailleurs en relisant Muray que m'est revenu à l'esprit la citation de Horace (Satyres), "Ridendo dicere verum quid vetat ?"...
"Qui nous empêche de dire la vérité en riant ?"
Parfois du fait de problèmes ou faits-divers objectifs, parfois de la réponse qu'on y fait ou qu'on voudrait y faire.
Ici, on voudrait interdire toute activité à un quidam susceptible de devenir dépressif ; là, on voudrait enfermer les individus dont on n'est pas assuré à l'avance qu'ils ne recommenceront pas ; ailleurs encore, interdire d'exercice tout enseignant potentiellement pervers.
Bien sûr, il ne s'agit pas d'ignorer l'émotion, et encore moins de nier le risque ou les drames régulièrement actés. Pourtant, et en sus de la situation kafkaïo-ubuesque qui en résulterait, il me semblait que le droit sanctionnait un acte délictueux, et non possible.
La judiciarisation de la société n'a jamais été dans l'Histoire une bonne réponse. De même qu'il est à craindre que les plans anti-terrorisme, anti- racisme, anti-antisémitisme, anti-homophobie, toussa etc... ne pèsent davantage sur les humoristes que sur les terroristes. Et depuis Philippe Muray on sait ce qu'on peut penser de "l'envie de pénal".
C'est d'ailleurs en relisant Muray que m'est revenu à l'esprit la citation de Horace (Satyres), "Ridendo dicere verum quid vetat ?"...
"Qui nous empêche de dire la vérité en riant ?"
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