mercredi 23 août 2017

Eté 17

La rentrée, nous dit-on dès que le 15 août est passé. Cette année encore, et malgré quelques velléités de canicule, la fin de mois offre quelques humeurs automnales. Que l'on considère cet été comme doux ou comme pourri, celui-ci est derrière nous...
Qu'en restera-t-il ? Pour ma part, il demeurera celui de la disparition de ma mère, ce qui est en soi amplement suffisant pour le garder en mémoire, mais cela relève de l'intime.
Pour le reste, je garderai le souvenir agréable de ces salons -Pampelonne, Monteils, La Fouillade, Parisot, Laramière- dont les affluences furent diverses mais où mes écrits ont toujours rencontré un vif intérêt... D'autres suivont, dont la Foire de Tanus le 03 septembre.
Un peu comme le début de l'an est synonyme de bonnes résolutions, la rentrée évoque son lot de réformes. Qu'en sera-t-il de celle de 2017 ? Ayant au cours de mon existence perdu nombre d'illusions, je serai prudent sur celle-ci. Mais c'est la vie qui va...

mercredi 2 août 2017

Après Monteils un autre Regard

Clap de fin ce lundi 31 pour la 6ème édition de Monteils un autre Regard, à Monteils (82), avec son lot habituel de visiteurs, nouveaux ou fidèles.
En attendant de définir la 7ème édition, on se félicitera de la pérennité de la manifestation.
Les invités d'honneur de cette édition remercient donc tous ceux qui nous témoigné de la curiosité et de la considération, ainsi que les autres exposants ; merci également à la mairie de Monteils, organisatrice, pour son soutien et pour l'intérêt accordé à mes œuvres.

vendredi 28 juillet 2017

Après La Fouillade

Une fois encore, le Festival du Livre et de la BD de La Fouillade (12), 20ème du nom, a connu un vrai succès et une bonne affluence.
L'occasion de retrouver Daniel Crozes, Roger Béteille, Michel Lombard, Maxime (de) Roumagnac, etc..., dans un salon un peu moins phagocyté par la BD que l'an passé.
L'occasion aussi de constater l'intérêt du public, souvent local, pour Aveyron Croatie, la nuit, Mona Lisa ou la clé des champs, et bien sûr pour le Répountchou, qu'es aquo ?...!
L'occasion enfin de rencontres intéressantes, au cœur d'un Rouergue plus curieux que certains ne font semblant de le croire et encore très riche de sa culture.

mardi 18 juillet 2017

Monteils un autre regard, 6ème !

La 6ème édition de "Monteils un autre regard", exposition multi-artistique organisée par la mairie de Monteils (82) se tiendra du 22 au 31 juillet 2017 (de 14 à 19 heures).
Les invités d'honneur de cette année seront Michel POUX et Anne-Marie RANTET POUX, auteurs du livre "Le répountchou, qu'es aquo ?", avec dessins, photos et textes, plus une causerie autour du répountchou le jeudi 27 à 17 heures.
Les autres artistes présents, tous monteillais :
- Bernard Bordaries (cuisinier) - Animation le mardi 25 à 17 heures
- Josiane Dubor (peinture)
- Christiane Flaujac (peinture)
- Bernard Perrone (peinture)
- Guy Portal (peinture)
- Héloïse Quercy (sculpture, raku) - Animation le dimanche 23 à 14 h 30.

Le vernissage aura lieu le vendredi 22 à partir de 19 heures. Inutile de dire que vous y êtes attendus nombreux !

dimanche 16 juillet 2017

Deneuve, rétrogradation et progrès obligatoire

Lorsqu'une instance très officielle, le CSA en l'occurrence, emploie un terme bien précis pour justifier une sanction tout aussi officielle, c'est que ce terme qualifie une faute.
La sanction est donc venue punir la faute de Catherine Deneuve exprimant à la télévision son appréciation des démêlés de R. Polanski avec la justice américaine, pour le "viol" d'une mineure. On sait que s'affrontent régulièrement les anti-Polanski et les pro, avec de part et d'autre des arguments tout aussi névrotiques. Lors de l'émission évoquée, CD estime que "c'est une affaire qui a été traitée, qui a été jugée", que la mineure "amenée chez Polanski par sa mère faisait plus que son âge", que "le terme de viol avait été excessif", etc... "Ces propos ne sont-ils pas en 2017 inaudibles pour beaucoup de gens ?", objecte le présentateur. "Oui, tant pis pour moi, tant pis pour eux" répond joliment l'actrice.
Mais peu importe ici le fond de l'affaire, plutôt glauque me semble-t-il, et l'avis de chacun : le CSA a réprimandé l'actrice et la chaine pour ces arguments... "rétrogrades" !
J'avais il y a quelques mois relaté les écrits de l'inénarrable nouvelle-observatrice Sophie Delassein, jugeant Vincent Delherm "désuet, et anxiogène avec ses incessantes références au siècle dernier"... Voilà qu'à présent, avec le CSA, la réticence au progrès n'est plus une erreur, mais une faute.
Etre rétrograde doit donc être puni, tel un délit de blasphème. Le Progrès s'impose désormais par la Loi. Gageons que l'on doit pouvoir commencer à douter de sa validité, non ?

mardi 4 juillet 2017

Cravates et cour de récré...

Suite du billet précédent, non programmée mais dictée par l'actualité. Ainsi donc, lors de l'élection du Président de l'Assemblée nationale, notre troupe d'insoumis, rangée comme un seul homme derrière le Grand Timonier, a réussi la provocation nécessaire au buzz : sans cravate, tous les députés mélenchonistes ont refusé de se lever, et a fortiori d'applaudir, à l'issue de l'élection.
Laissons de côté la politique et l'idéologie, et tenons-nous en aux actes. Ceux qui ont atteint ou dépassé la soixantaine se souviennent comment, dans la veine de 68, en réaction à l'uniforme bourgeois costard-cravate on s'habillait en uniforme jean-col roulé. Nous en sommes là. Refuser de mettre une cravate tiendrait lieu de destin à la Jean Moulin : la rébellion adolescente de nos pieds nickelés se traduira-t-elle demain par des jeans troués ? des piercings ? des joints ? des burkinis ? Il y a certes longtemps que le ridicule ne tue plus. Même l'inénarrable Ruffin qui prétend "ne pas connaitre les codes, ne pas savoir ce qu'il faut faire...", alors que tout le groupe procède du même comportement.
On notera quand même qu'il y en a quand même un qui porte une cravate, et c'est... Mélenchon ! Sa cravate lui assure la verticalité qui sied au patron et au chef : quelque chose a dû échapper au metteur en scène... A moins que, comme toujours, le refoulé ne revienne au galop.
On aura compris que ceux qui s'auto-proclament porte-parole de la Cour des miracles tiennent surtout de la cour de récré. Un Œdipe mal résolu les empêche de comprendre que la politesse ou l'éducation n'est pas synonyme de soumission à l'Autre. Mais le plus grave (d'autant que Mélenchon a la réputation de posséder une certaine culture historique) réside sans doute dans cet irrespect de la solennité  que mérite un lieu et une institution où s'est faite l'histoire de la France, ou par exemple 80 députés refusèrent les pleins pouvoirs à Pétain...
C'est peut-être ce que comprendra un jour la bande de dépenaillés pré-pubères, malgré les 40, 50, 60 ans de leur état-civil, venus l'autre jour faire de l'agit-prop facile, en attendant d'autres occasions. Il y a vraiment des fessées qui se perdent.

mercredi 28 juin 2017

Mélenchon piège à quoi ?

Notre propos n'est point de causer politique, comme dit l'autre, à propos de Jean-Luc Mélenchon. Il arrive à celui-ci d'avoir, à défaut de bonnes solutions, quelques constats voire des analyses dignes d'intérêt. Nous n'évoquerons pas non plus les dernières élections, qui ont montré que le succès du leader de la France Insoumise (le terme insoumis, s'agissant d'un parti largement constitué de fonctionnaires, souvent retraités, à de quoi faire sourire ; surtout quand on voit ces rebelles -ils refusent de porter une cravate- s'aligner comme un seul homme derrière leur apparatchik-Conducator...), que le succès de son leader, donc,  devait beaucoup à la théâtralité du bonhomme. C'est plutôt ce personnage, au sens psychologique du terme, qui peut horripiler.
Le mépris qu'il affiche vis-à-vis des journalistes est une chose : ceux qui doivent tout aux media se plaignent volontiers de l'ostracisme dont ils se disent victimes. Ces mêmes media, peu rancuniers, créditent JLM d'une certaine "culture" ; acceptons-en l'augure, d'autant que dans un pays où le niveau culturel des ministres actuels vaut celui des attachés parlementaires sous Mitterrand, la chose n'est pas trop difficile. En fait, derrière quelques effets oratoires de théâtre, la culture de Mélenchon est celle d'un prof d'histoire soixante-huitard, mais on peut s'en contenter, comme on peut d'ailleurs apprécier parfois son style tonitruant, à l'image de ces pamphlétaires de jadis dont il s'inspire largement, et surtout ceux d'extrême-droite.
Cela étant, la sortie contre Françoise Nyssen, nouvelle ministre de la Culture, incite plus au mépris qu'à l'admiration : celle-ci serait "liée aux sectes", au motif qu'elle a créé (avant d'entrer en politique) une école alternative (privée, horresco referens) et s'inspirant entre autres des principes pédagogiques de l'anthroposophe R. Steiner. JLM y voit une "secte", alors que toutes les enquêtes ont lavé cette accusation. Les hasards de la vie me font fréquenter des anthroposophes, et ni les hommes ni les idées ne me semblent blâmables. Mais notre leader insoumis continue à vouloir imposer LE grand service d'éducation publique et obligatoire, qui a largement montré ses limites et dont personne, excepté quelques salariés de la maison, ne saurait le défendre tel qu'il est. Mais les adeptes du monolithisme, rebelles assermentés, sont d'autant plus motivés qu'ils sont têtus, et prêts à une nouvelle révolution d'octobre qui fabriquera en usine l'homme nouveau.
A ce propos, je me souviens qu'à la mort d'Alexandre Soljenytsine le même Mélenchon, en guise d'oraison funèbre, taxa celui-ci de "griot inepte".
Si l'immense écrivain qui, au-delà de son souffle littéraire, révéla à l'Occident l'existence et le quotidien du goulag était un "griot inepte", je crains que les mots nous manquent lorsqu'il s'agira, sur sa pierre tombale, de qualifier la vie et l’œuvre de Jean-Luc Mélenchon...

jeudi 15 juin 2017

Le vin bourru de JC Carrière

Profitant de la pénombre qui sied aux températures estivales de cette mi-juin, il m'arrive de replonger dans ma bibliothèque pour en ressortir un ouvrage laissé là depuis quelques années, voire quelques lustres. C'est ainsi que j'ai retrouvé une merveille lue à sa parution, vers l'an 2000, à savoir "Le vin bourru" (Plon) de Jean-Claude Carrière.
On connait Jean-Claude Carrière, immense auteur polymorphe, scénariste, romancier, metteur en scène, dramaturge, dessinateur, etc... Si vous voulez un aperçu de ses oeuvres, voyez Wikipédia ; pour ma part, je garde en mémoire un extrait d'article de presse (L'Express, je crois, au milieu des années 90), disant en gros que s'il n'est pas rare dans une interview que l'interviewer apparaisse plus intelligent que l'interviewé, la chose est à noter quand l'interviewé s'appelle le Dalaï-Lama... L'interviewer était JC Carrière.
"Le vin bourru" évoque les treize premières années de l'auteur, dans son village de Colombières-sur-Orb (Hérault), avant que la famille n'émigre à Montreuil. Le village est un village de vignerons, mais cette enfance rurale et occitane est la même que la mienne : cela suffirait à expliquer l'émotion que me procure ce livre, qui a pourtant une autre dimension. Beaucoup d'auteurs folkloristes se sont déjà essayés à dépeindre la chose, parfois avec bonheur. Sauf que JC Carrière n'est pas Pagnol, ni un auteur de l'école de Brive, et son regard est empreint d'une réflexion, analytique et philosophique, qui amène la lecture et la pensée à une hauteur qui pourrait clore bien des débats. Quand il évoque la nature, l'apprentissage, l'agriculture, la mort, les animaux, le vin ou la pierre sèche qui bâtissaient son enfance, il offre avec la simplicité, la justesse et la subtilité qui sont les siennes, le coeur battant d'une civilisation paysanne. Certaines idées contemporaines à la mode, sur la nature ou sur les destin des animaux, apparaissent par contraste pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire pas grand-chose.
Peut-être parce qu'entre elles et l'altitude Jean-Claude Carrière il y a ce vécu, ce bagage que n'ont pas tous les voyageurs, et qui s'appelle une culture.

vendredi 9 juin 2017

Effroyables transparences

La loi à venir s'appellera donc "Loi de confiance dans notre vie démocratique". L'intitulé ne manque pas d'ambition, ce qui pourrait donner de la force au boomerang. Reconnaissons-lui le mérite de s'être substitué au calamiteux terme de "moralisation", mais à quel fantasme répond cette mise en avant obsessionnelle du nouveau régime, et dans quel délire s'inscrit-elle ?
Entendons-nous : s'il s'agit de limiter les rentes de situation, les emplois familiaux fictifs ou les trafics d'influence, il est en effet bien temps d'avancer. Personne d'ailleurs ne peut soutenir le contraire, et c'est pour cela qu'on met la chose en avant en cette période électorale. Mais sur le fond, politique et historique ?
On sait comment Orwel, avec Big Brother, a illustré la dictature, insidieuse, qui peut s'abattre sur l'individu ; le remarquable film "La vie des autres"a montré comment les totalitarismes exigent la transparence. Peu à peu, d'une façon plus perverse, se dessine la dictature du "on". Cette primauté du collectif (par définition irresponsable, y compris juridiquement) sur l'individu, même informelle, porte en elle tous les germes d'un fascisme soft.
J'avais déjà noté dans "La branloire pérenne" (Elytis 2002) la propension des impuissants à donner des leçons de vertu : c'est la revanche des losers. Plus grave, le fantasme -au sens freudien- que le contrôle des autres permettra aux pulsions individuelles de s'assouvir, dès lors qu'il n'y aura plus de mystère, plus d'interdit, plus d'obstacle. Chacun doit tout dire et tout montrer ; ce n'est, ni plus ni moins, que le déni de l'altérité. Mais alors pourquoi, en démocratie, le vote est-il secret, si ce n'est pour protéger l'électeur ? Si le vote était public, qui peut croire que les résultats seraient les mêmes ?
La dictature du "on" se met en place ; les gens, comme dit l'autre, se doivent de penser comme "on" pense. La conformité est un des piliers de la société de consommation, où l'uniformité des profils et des produits (Coca, MacDo) peuple les rêves des publicitaires.
Au delà de la Loi évoquée plus haut, l'affaiblissement du pouvoir politique sera sinon l'objectif du moins la conséquence de l'exigence de transparence forcenée qui monte année après année ; on notera que la vox populi se montre plus exigeante vis-à-vis des hommes politiques qu'elle ne l'est pour les chefs d'entreprise ou pour les hauts fonctionnaires (et pourtant...) : c'est sans doute le signe, pour ceux qui l'ignoreraient encore, que le pouvoir n'est plus chez les politiques...
Comme l'a analysé Paul Virilio, nous en arriverons au délire d'une démocratie impérative, et à l'industrialisation de la délation (déjà bien avancée). La Stasi ne sera plus qu'un souvenir, mais chacun sera devenu Big Brother, et les peigne-culs moralisateurs auront gagné leur paradis.

La saison du répountchou...

... perdure cette année ! Sinon celle de la plante, du moins celle du livre "Le répountchou qu'es aquo ?", paru chez Vent Terral en mars et déjà en prévision de réimpression.
Notons qu'une place de choix sera réservée à la plante, ainsi qu'au livre et à des photos à elle consacrées, lors de l'exposition "Monteils un autre regard", du 21 au 30 Juillet 2017 à Monteils (Tarn-et-Garonne).
Nous renouvelons nos remerciements à tous les journalistes, gens de presse écrite, de radio et de télévision, qui se sont intéressés au "Répountchou qu'es aquo ?" et en ont déjà fait un livre-référence.
Nous vous tiendrons informés des manifestations à venir, où nous serons présents...