lundi 21 janvier 2019

Houellebecq, démon d'avant minuit......

Est-il convenable de voler au secours du succès ? Est-il nécessaire de rajouter un papier sur Houellebecq ? Chacun jugera. Pourtant c'est ce que je vais faire. A une époque où la dictature du bonheur et de l'optimisme, gros marché s'il en est, rejette toute production un peu pessimiste, le livre de Michel Houellebecq offre, comme à chaque fois et paradoxalement, une bouffée d'air pur !
Car on retrouve dans Sérotonine (Flammarion) les ingrédients habituels de doute existentiel et de sinistrose, avec peut-être un peu moins de sexe (la chute de libido du narrateur expliquant sans doute cela) et, me semble-t-il, autant de désespérance et un peu plus de noirceur. On y retrouve sa marque de fabrique, les humeurs d'un mâle blanc occidental à la dérive  incapable d'aimer et d'être aimé ; le tout se déroule, notamment, sur fond de crise de l'agriculture contemporaine, et ceux qui connaissent un peu le sujet apprécieront la perspicacité de l'ingénieur agronome Houellebecq, qui voit et écrit juste.
J'évoquais à son propos, en 2015, pour Soumission, sa vision s'une société orpheline et agonisante, acculturée et déshumanisée. Sérotonine est dans le même ton amer et douloureux. Heureusement, au milieu des larmes il y a toujours l'humour de l'auteur, qui rend possible de survivre à la lecture du livre...
Alors oui les livres de M.H. peuvent être inégaux mais ils ont fait une oeuvre. Et c'est cette oeuvre, même si l'on n'est pas un fanatique de Houellebecq, qui fait de la sortie d'un nouveau titre un vrai évènement.

samedi 12 janvier 2019

Rambaud le Magnifique

Parvenu à la grande notoriété avec le Goncourt 1997 pour La Bataille (Grasset), le graphomane Patrick Rambaud, académicien Goncourt depuis 2008, est resté au premier plan avec notamment ses Chroniques annuelles sur les présidents de la République, depuis Chronique du règne de Nicolas 1er en 2008 aussi. Nous en sommes aujourd'hui à Emmanuel le Magnifique (Grasset).
Pour qui aime la littérature (il en reste) et la politique (encore quelques uns), le travail de Patrick Rambaud est un régal. Car il connait bien la politique, son monde, ses a-côtés et ses hors-micro, et sous  l'humour sa posture critique et cultivée est celle du collaborateur du Canard Enchainé qu'il est. Son regard est incisif et mesuré, il ne prétend jamais à l'objectivité, au contraire, mais à l'honnêteté. Vis-à-vis de Macron il  en est de même : sa plume est souvent féroce vis-à-vis du Manager maximo, mais en même temps non dénuée de tendresse pour un personnage, au sens théâtral du terme, qui est lui-même cynique mais aussi parfois trop cultivé pour ne pas être maladroit sinon naïf, et trop seul pour ne pas être vulnérable. Rambaud y voit un effet de l'éducation chez les Jésuites...
Patrick Rambaud n'a pas la réputation d'être consensuel ni mondain, ce qui ne veut pas dire qu'il ne soit pas sympathique. Il n'est pas toujours tendre avec les choix du Jury auquel il appartient, qui selon lui privilégie des options "grand public", ni flatteur envers ses collègues : voir dans l'Obs du 3 janvier comment il exécute l'enflure Eric-Emmanuel Schmidt.
Reconnaissons à Rambaud, en sus de son talent littéraire, d'avoir entretenu une certaine intégrité, chose de plus en plus difficile et donc rare. Dans ses attitudes comme dans ses divers écrits, il est un homme honnête.

mardi 8 janvier 2019

Libertés de la presse

Il n'est pas nécessaire de posséder une grande culture politique ou historique pour savoir que la liberté de la presse est un des garants fondamentaux et très symbolique de ce système, le pire à l'exception de tous les autres, que l'on nomme démocratie.
C'est sans doute pour cela que le triste anniversaire de la tuerie de Charlie Hebdo a permis de rappeler cette évidence, et l'on ne peut que se réjouir que la grande masse des français y souscrivent.
Or dans le même temps, aux quatre coins des rond-points, la même vindicte -injures, crachats, coups, destruction de matériel, blocage de la diffusion...- s'abat sur ceux qui couvrent l'action des gilets jaunes. Journalistes ou correspondants, PQR ou télévision, de BFM à France 3, du Bien Public à Ouest-France, tous sont agonis par ceux-là même qui leur doivent beaucoup de l'impact de leur mouvement mais qui n'acceptent pas qu'un journaliste puisse présenter les faits avec un peu de recul, et soit autre chose qu'un porte-parole de leurs frustrations. Pourris, vendus, collabos, ... le vocabulaire survit aux décennies qui passent.
On me dira qu'il ne faut pas tout mélanger. Certes BFM n'est pas Charlie Hebdo, loin s'en faut, et la presse a sa propre logique institutionnelle, souvent proche de ses intérêts financiers : je ne suis pas dupe du discours ou des pratiques des media. Pourtant c'est cette presse, plus diverse qu'on ne le dit, qui tant bien que mal informe, et démontre aux apprentis-totalitaires immatures et de tout bord que leur nombril n'est pas seul au monde.
Alors ne mélangeons pas tout, certes, mais des temps s'annoncent peut-être qui ne sont pas rassurants.

vendredi 4 janvier 2019

Bonne année !

Nous y  sommes ! En 2019...
Alors, chers contemporains, comptant pour deux ou comptant pour rien, recevez mes meilleurs voeux. De réussite, de santé, de bonheur, d'amour, de lectures...
Et si ça ne se passe pas comme espéré, ne m'en veuillez pas trop.
Avant de faire le bilan de l'année éc(r)oulée, profitons de cette heureuse période de bonnes perspectives...
Alors... Bonne Année !

vendredi 28 décembre 2018

Vent mauvais

A chaque jour suffit sa peine. J'évoquais ici même la semaine dernière le coup de blues que me donnaient les Gilets jaunes, dont la radicalisation, inversement proportionnelle à la quantité des troupes, me semblait de mauvais augure. Et depuis rien n'est venu me rassurer.
Pas plus tard que ce matin, on apprend que des GJ ont tenté de pénétrer dans le fort de Brégançon. Pas le lieu le plus symbolique de la République, mais... Hier, un dénommé Chalençon (la cédille est de trop) leader auto-proclamé du mouvement dans le Vaucluse (Maréchal vous revoilà ?) annonçait "la guerre civile inévitable" et appelait l'armée à destituer Macron et à prendre le pouvoir. Quelques jours auparavant, c'était le général Tauzin, président d'un groupuscule incertain, qui affirmait que les militaires pouvaient beaucoup apporter en politique (le sens politique des militaires est en effet bien connu). Au début du mois c'est un certain Drouet qui appelait les GJ à marcher sur l'Elysée et à y rentrer... Bref les appels au putsch se font à visage découvert. Et je ne parle même pas des intimidations vis-à-vis des journalistes, symptôme toujours sinistre.
J'ignore la représentativité de ces jean-foutre, et ne la surestime pas. J'aimerais toutefois que des voix s'élèvent du mouvement pour désavouer ces propos, mais je n'en entends guère, pas plus que face aux violences. Et que de telles outrances, venant peut-être d'individus dont la culture historique est voisine de zéro ou au contraire de porte-flingues qui savent très bien ce qu'ils disent, que ces outrances donc ne mobilisent pas plus de réaction, dans un monde prompt à s'indigner à tout propos, me laisse l'impression que souffle un vent mauvais. Peut-être parce qu'on veut éviter de leur faire de la publicité, peut-être parce qu'on finit par s'habituer à l'éventualité, rien ne vient rappeler à ces olibrius ce que sont la loi et la raison.
J'ai déjà dit ce que le mouvement a apporté d'expression démocratique, et le bien-fondé de ses critiques. Malheureusement, l'Histoire a moultes fois démontré que, quand on en appelle à la démocratie directe, on aboutit généralement à une administration très directe mais rarement démocratique. Tiens, à ce sujet, j'aimerais bien savoir le temps qu'aurait duré cette jacquerie des GJ face à l'armée au pouvoir...

jeudi 20 décembre 2018

RIC, gilet jaune et coup de blues...

Naguère, lorsqu'on sondait le français moyen en lui demandant s'il était favorable à l'ouverture des magasins le dimanche, il répondait oui avec enthousiasme à 78%. Dans la même enquête (pour le compte d'Entreprises et Carrières si ma mémoire est bonne), à la question "Etes-vous vous-même d'accord pour travailler le dimanche ?", le même français, très moyen en l'occurrence, répondait non à 84%...
Alors quand j'entends aujourd'hui ce même français des rond-points réclamer à cor et à cri le référendum d'initiative citoyenne (RIC) pour pouvoir décider à la place des élus démocratiquement mandatés et donc administrer en temps réel ce pays, une certaine perplexité m'habite...
Citoyen méprisé, c'est vrai, et consommateur frustré, le gilet jaune moyen (ce qui ne veut rien dire étant donné l'extrême diversité de ce mouvement disparate) tape du pied dans la fourmilière et entend satisfaire enfin ses envies et ses émotions. Habitué à la zapette de la télé (téléréalité surtout, pour certains) le consommateur a remplacé le citoyen. Et il entend infliger un diktat permanent, au gré de ses humeurs et de ses contradictions, à des élus forcément trop payés et pourris, à l'élection desquels il n'aura même pas participé. On évoque parfois la dictature des sondages, mais celle du RIC interdira la notion de durée, toujours nécessaire pour obtenir des résultats, et plus encore celle d'impopularité, dont l'Histoire a souvent démontré qu'elle était bien souvent indispensable pour construire.
Bref, et sans contester la légitimité d'un mouvement très représentatif des malaises de la France périphérique, je succombe au doute face à ce qui pourrait ressortir de cette jacquerie, au demeurant largement animée par ceux qui entendent annuler le deuxième tour de la dernière présidentielle. Qu'il faille faire évoluer les modes de gouvernance et le fonctionnement démocratique est une évidence, et elle relève de l'urgence. Qu'il y ait un problème de pouvoir d'achat et de reconnaissance est une autre certitude. Mais, sans faire l'éloge de la complexité, il n'est pas faire injure aux manifestants que de leur demander d'activer quelques neurones pour comprendre certaines complexités. Ah j'oubliais, le consommateur (dont le nom commence si mal, comme disait le duc d'Orléans des conservateurs) a remplacé le citoyen... On patientera donc avant de faire le moindre bilan.

lundi 3 décembre 2018

Mélange des genres, confusion des esprits

La mode, on le sait, est au mélange. Des idées, des races, des générations, des genres, ou du genre, on ne sait plus trop... Ici même, voila quelques années, je m'interrogeais sur la pertinence de l'attribution du Prix Nobel de Littérature à Bob Dylan au titre de sa qualité "poétique". Non que je critique le chanteur, dont le talent se passe de commentaire, ou que je doute de son évidente dimension poétique, mais outre que le Nobel me semblait se redorer le blason avec un prix grand public, il m'apparaissait incongru et risqué de mélanger les genres : aux chanteurs les récompenses pour chanteurs, aux écrivains les honneurs littéraires...Et le silence assourdissant que Dylan offrit en réponse à un Prix qu'il n'allât même pas recevoir situait bien le quiproquo.
Un débat de même nature a agité récemment le landerneau littéraire hexagonal, à propos de l'excellent livre de Philippe Lançon "Le lambeau" (Gallimard) dont une lourde rumeur faisait déjà, entre autres récompenses, l'incontournable Goncourt 2018. Le jury du Goncourt s'est peut-être un peu cabré sous la pression, mais il a pu rappeler que, statutairement, il ne pouvait récompenser du "Goncourt du roman" qu'une oeuvre d'imagination : c'est ce qui avait déjà écarté le Tristes tropiques de Lévi-Strauss en 1955, ou le Alias Caracalla de Daniel Cordier en 2013. Pierre Assouline s'explique d'ailleurs très bien à ce sujet dans le numéro de décembre de Service Littéraire.
Il s'est trouvé, bien sûr, nombre d'objections face à ce propos de l'institution, propos peut-être trop simple pour le consommateur-lecteur contemporain. Pourtant, peut-on considérer l'attentat contre Charlie-Hebdo comme un événement imaginaire ? la renaissance d'un blessé grave, au prix de dix-sept opérations et des mois de calvaire, comme une oeuvre de fiction ? un récit d'auto-fiction ? un témoignage de mentir-vrai ?...
Non, il est des cadeaux qu'on ne fait pas aux assassins.

vendredi 30 novembre 2018

Dédicace Montauban 08/12

En cette période de fêtes qui approchent, j'aurai l'occasion de dédicacer mes ouvrages, et notamment ma dernière publication Les Saints des derniers jours (L'Harmattan), le

                                                    Samedi 08 Décembre
                                                  CULTURA Montauban
                                                        de 10 h à 18 h

L'occasion de nous y rencontrer ?

jeudi 15 novembre 2018

Griveaux et Wikipedia

On n'en sort pas : il y a moins d'une semaine, j'évoquais Yvan Rioufol, ses envolées patriotiques et ses fustigations des pacifistes de l'entre deux-guerres. Et voilà qu'aujourd'hui même c'est Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement aux prises avec divers mouvements sociaux plus ou moins spontanés, qui entend faire se rencontrer  pays réel et  pays légal.
On aurait pu croire que cet apparatchik pressé se souvenait tout à coup de la Saône et Loire dont il est originaire et dont il fût l'élu ; on savait qu'il n'aimait pas "les types qui fument des clopes et qui roulent au diesel", ou qui roulent des clopes et fument du diesel, on ne sait plus, mais on pouvait imaginer qu'il avait enfin ouvert les yeux sur cette France de la fin 2018. Reconnaissons, sans être nullement maurrassien, que cette distinction entre pays légal et pays réel devient de plus en plus lancinante et, hélas, facile à évoquer pour certains... Et donc qu'emprunter ainsi ce concept de Maurras, même à des fins politiciennes, pouvait nourrir le débat.
Patatras ! Benjamin Griveaux argumente son propos en attribuant ce concept à... Marc Bloch ! Bloch, juif, résistant et fusillé par la Gestapo semblait difficile à confondre avec l'antisémite et collaborateur Maurras. Sauf peut-être pour un de ces "conseillers", communicants avant tout et à l'affût d'émotions, qui peuplent les cabinets ministériels. Lequel d'entre eux s'est pris les pieds dans le tapis et s'est emmêlé les wikipédia ? On se souvient encore de Sarkozy, ses Roujon-Macquart et son Roland Barthez...
La Macronie triomphante a fait émerger une classe politique jeune, souvent issue de la société civile et donc susceptible d'apporter des compétences opérationnelles à l'outil politique : a-t-elle pour autant réconcilié ce supposé pays légal et ce prétendu pays réel ? Au vu de l'actualité, rien n'est moins sûr.
Sous Hollande, un homme politique avait, hors micro et sous couvert d'anonymat, affirmé que le niveau culturel des ministres de ce temps était celui des attachés parlementaires du début de l'ère Mitterrand. Quelque chose me dit que cela ne s'arrange pas...

samedi 10 novembre 2018

Rioufol, le poilu ou comment s'en servir...

Le contexte historique de mes derniers romans, d'Aveyron Croatie, la nuit à Les Saints des derniers jours m'a amené à m'intéresser à l'histoire de l'extrême-droite, ou de la droite extrême, y compris contemporaine, pour la connaitre et essayer de la comprendre voire de s'y opposer. Vous connaissez peut-être Yvan Rioufol, ci-devant chroniqueur au Figaro et sur quelques chaines de télévision, et généralement connu comme pourfendeur de "l'islamo-gauchisme" et de la "bienpensance", critique parfois perspicace mais souvent paranoïde et aux accents de plus en plus belliqueux.
C'est ce ton martial qui anime son Bloc-notes du Figaro du 09 Novembre, dans un billet intitulé "Le poilu ou comment s'en débarrasser" où il affirme sans rire (d'ailleurs ne doit-il pas rire souvent) que "Le poilu faisait la guerre à un envahisseur. Il se battait pour protéger sa patrie, ses frontières. Il voulait chasser l'indésirable. Le soldat était prêt à se faire tuer au nom de l'honneur, de la grandeur, du courage. Il croyait en la force des armes."
Rioufol ose beaucoup, c'est même à cela qu'on le reconnait parfois. Ses proclamations déroulèdiennes sont d'autant plus confortables que la der des der n'est désormais qu'un lointain épisode de l'histoire de France, affranchi de l'émotionnel et qu'on peut façonner comme une pâte à modeler, à des fins d'argumentations plus contemporaines et plus spécieuses. Mais on a envie de demander à YR s'il a lu Genevoix, Dorgelès, Barbusse,... ? Qu'il parcoure par exemple "Les carnets de guerre du caporal Barthas, tonnelier" ; et il comprendra que, même dans les hystéries et les aliénations propres aux guerres, bien des poilus avaient une perception très distanciée de l'envahisseur, eux qui, souvent ruraux et à ce titre désignés comme chair à canon, ne connaissaient comme frontière que celle où la langue changeait, d'oc en oil par exemple (la grande Guerre sera après J. Ferry le grand vecteur d'uniformisation linguistique jacobine...) ; et ils ne doutaient pas que l'indésirable aurait de son côté préféré lui aussi rester chez lui. Le poilu, Monsieur Rioufol, ne faisait la guerre que parce qu'il avait été mobilisé...
Notre chroniqueur en profite pour fustiger, sans originalité, les "pacifistes de l'entre-deux guerres" : il se trouve que mon dernier roman, Les Saints des derniers jours, repose sur ce thème du pacifisme et de l'engagement, dans lequel Giono joue un rôle majeur, lui qui préférait être "un allemand vivant qu'un français mort". On peut discuter de son choix mais on notera quand même que, contrairement à Monsieur Rioufol, lui avait connu l'enfer des tranchées et pouvait s'en souvenir.
L'article d'YR plaira sans doute à quelques crânes rasés dont le niveau de culture est inversement proportionnel au niveau de frustration, et qui sauront bien trouver dans l'actualité quelque envahisseur ou quelque indésirable à affronter. Pour ma part, je relaterai juste une histoire de poilu malchanceux, celle de Casimir Farjounel, né dans le même village que moi ; mobilisé, il eût en 1915 le malheur avec quelques camarades de sauter sur trois soutes de munitions allemandes : miraculeusement survivants mais complètement hébétés, ces soldats errent sur le champ de bataille où ils tombent sur un officier, peut-être un ancêtre de Monsieur Rioufol, qui les arrête pour désertion. Farjounel et deux autres soldats seront fusillés.
Casimir Farjounel sera réhabilité douze ans plus tard. Et c'est en 2014 que sa commune inscrira son nom sur le monument au morts. Mort pour la France, y est-il écrit. Mort par la France serait ici plus juste.