Pourquoi ce titre ? question rituelle qui, depuis La branloire pérenne, accueille avec constance la sortie de mes romans...
Pourquoi Aveyron Croatie, la nuit ?
Aveyron Croatie, parce que c'est la rencontre hautement improbable de deux régions que rien ne prédestinait à se télescoper dans l'histoire...
La nuit : parce que nous sommes ici au coeur des ténèbres ; les ténèbres qui planent sur le drame de la révolte et de sa féroce répression, et ceux qui empêchent d'y voir dans l'avancée des hommes...
C'est le thème du roman : l'histoire en temps réel se fait tâtonnante, chacun navigue à vue, et c'est l'Histoire majuscule qui décidera a posteriori de la valeur des actes...
... et qui décernera les médailles et l'opprobe.
lundi 28 novembre 2011
mardi 22 novembre 2011
Aveyron Croatie, la nuit ; pour comprendre.
Aveyron Croatie, la nuit n'est pas un roman historique, ou du moins mon propos n'est pas celui d'un historien. Il se veut plutôt un roman contemporain, portant un regard d'aujourd'hui, et sans doute de tous les temps, sur les instruments de l'Histoire.
La révolte croate de Villefranche illustre, dans son ambigüité historique (l'instrumentalisation, par ceux que l'Histoire honorera, de ceux qui servent de matière première) l'incertitude de la valeur des gestes et des actes au regard de cette Histoire. Troubles sont les motivations des jeunes croates, troubles sont celles des "politiques" de Londres, troubles celles de Tito dans l'après-guerre.
A l'inverse, ce sont les petits et les sans-grade qui, confrontés à des enjeux humains, s'honorent de leurs actes ; les paysans qui sauvent des soldats allemands (des territoriaux, il est vrai), les soldats allemands (idem) qui reconnaissent l'échange de nostalgies avec ces paysans... sont tout simplement des hommes qui oublient un instant le rôle qu'ils devraient tenir.
Je rappelle que ces faits sont authentiques, et circonscrits en quelques kilomètres.
Malheureusement, et je vous renvoie là au roman, tout cela génère souvent du tragique.
D'où le titre du livre. J'y reviendrai.
La révolte croate de Villefranche illustre, dans son ambigüité historique (l'instrumentalisation, par ceux que l'Histoire honorera, de ceux qui servent de matière première) l'incertitude de la valeur des gestes et des actes au regard de cette Histoire. Troubles sont les motivations des jeunes croates, troubles sont celles des "politiques" de Londres, troubles celles de Tito dans l'après-guerre.
A l'inverse, ce sont les petits et les sans-grade qui, confrontés à des enjeux humains, s'honorent de leurs actes ; les paysans qui sauvent des soldats allemands (des territoriaux, il est vrai), les soldats allemands (idem) qui reconnaissent l'échange de nostalgies avec ces paysans... sont tout simplement des hommes qui oublient un instant le rôle qu'ils devraient tenir.
Je rappelle que ces faits sont authentiques, et circonscrits en quelques kilomètres.
Malheureusement, et je vous renvoie là au roman, tout cela génère souvent du tragique.
D'où le titre du livre. J'y reviendrai.
jeudi 17 novembre 2011
Il est paru !!!
Aveyron Croatie, la nuit

Villefranche-de-Rouergue (Aveyron), septembre 1943. Pendant qu’un jeune homme parisien découvre la campagne, deux jeunes Croates, Hanko et Bogdan, enrôlés de force dans la Division SS Handschar, apprennent l’horreur de leur condition. Le 17 septembre, la révolte éclate, désespérée et mystérieuse, qui fait de Villefranche, le temps de quelques heures, la première ville française libérée. Puis tout s’écroule, la répression nazie finit dans un bain de sang.
Que s’est-il passé ? Echec ? Manipulation ? Trahison ?
Soixante ans plus tard, Sylvain s’installe près de là, à la recherche de ses racines, pour comprendre la guerre qui a massacré sa famille.
Au fur et à mesure que s’éclaire l’envers de la révolte, il va peu à peu retrouver ces temps, croiser la route des deux jeunes Croates, approcher la guerre chez les humbles, avant que l’Histoire ne décerne les médailles.
Nourri d’actes et de faits authentiques, ce roman contemporain oscille entre le thriller et l’Histoire, entre l’ombre de la guerre et la lumière de cette terre.
Soixante ans plus tard, Sylvain s’installe près de là, à la recherche de ses racines, pour comprendre la guerre qui a massacré sa famille.
Au fur et à mesure que s’éclaire l’envers de la révolte, il va peu à peu retrouver ces temps, croiser la route des deux jeunes Croates, approcher la guerre chez les humbles, avant que l’Histoire ne décerne les médailles.
Nourri d’actes et de faits authentiques, ce roman contemporain oscille entre le thriller et l’Histoire, entre l’ombre de la guerre et la lumière de cette terre.
L’auteur : Michel Poux est né en Rouergue en 1957, de racines paysannes. Il est aujourd’hui consultant en management. Aveyron Croatie, la nuit est son cinquième ouvrage, après La branloire pérenne (Elytis 2002), Week-end à Schizoland (Elytis 2005), Histoires peu ordinaires au Cap-Ferret (Elytis 2006) et Histoires peu ordinaires à Toulouse (Elytis 2008).
jeudi 10 novembre 2011
Vive la discrimination !
Notre société aime bien le mélange, la transparence et l'uniformité, vous le saviez. Et donc pourfend toute forme de discrimination.
Entendons-nous, si ladite discrimination vise à sanctionner quelqu'un au titre de ses origines, de sa race ou de sa couleur, nul esprit sensé ne saurait la défendre.
Seulement, comme affirmait Camus, à mal nommer les choses on ajoute au malheur du monde.
Discriminer signifie très précisément une fonction beaucoup plus positive, à savoir faire la part des choses, et des individualités donc, et distinguer l'originalité. Situer les capacités discriminatoires de quelqu'un, dans une évaluation professionnelle, c'est apprécier les possibilités du candidat à faire la part entre l'essentiel et l'accessoire, à mettre en oeuvre une finesse d'analyse et de jugement. C'est-à-dire à raisonner et non à résonner... donc à faire preuve d'esprit critique.
On a malheureusement vu des associations communautaristes demander que, dans les examens ou les concours, les questions de culture générale ne soient pas discriminatoires et n'attentent pas à l'inculture supposée des candidats issus de la diversité...
Au lieu d'opposer diversité et discrimination, deux mots finalement très proches sur un plan sémantique, essayons de faire confiance... La sortie des contradictions se fait toujours par le haut.
Entendons-nous, si ladite discrimination vise à sanctionner quelqu'un au titre de ses origines, de sa race ou de sa couleur, nul esprit sensé ne saurait la défendre.
Seulement, comme affirmait Camus, à mal nommer les choses on ajoute au malheur du monde.
Discriminer signifie très précisément une fonction beaucoup plus positive, à savoir faire la part des choses, et des individualités donc, et distinguer l'originalité. Situer les capacités discriminatoires de quelqu'un, dans une évaluation professionnelle, c'est apprécier les possibilités du candidat à faire la part entre l'essentiel et l'accessoire, à mettre en oeuvre une finesse d'analyse et de jugement. C'est-à-dire à raisonner et non à résonner... donc à faire preuve d'esprit critique.
On a malheureusement vu des associations communautaristes demander que, dans les examens ou les concours, les questions de culture générale ne soient pas discriminatoires et n'attentent pas à l'inculture supposée des candidats issus de la diversité...
Au lieu d'opposer diversité et discrimination, deux mots finalement très proches sur un plan sémantique, essayons de faire confiance... La sortie des contradictions se fait toujours par le haut.
jeudi 13 octobre 2011
Déjà parus... avant le prochain, et...
Avant d'aller plus loin sur mes (proches) parutions à venir, un rappel des "déjà parus", chez Elytis depuis 2002 :
Voir ci-dessous les billets des 31/03, 05/04, 12/04,21/04, etc...
. 2007 : Histoires peu ordinaires à Toulouse, 124 pages, 13.50 euros
. 2006 : Histoires peu ordinaires au Cap Ferret, 124 pages, 13.50 euros
. 2005 : Week-end à Schizoland, 156 pages, 16.00 euros
. 2002 : La branloire pérenne, 224 pages, 16.80 euros.
Disponibles dans toutes les librairies, chez l'éditeur (elytis-edition.com) ou chez l'auteur (pouxmichel@neuf.fr ou message dans les commentaires ci-dessous).
J'évoquerais très bientôt "Aveyron Croatie, la nuit" (en fabrication) chez l'Harmattan... et une surprise pour Juin 2012.
Voir ci-dessous les billets des 31/03, 05/04, 12/04,21/04, etc...
. 2007 : Histoires peu ordinaires à Toulouse, 124 pages, 13.50 euros
. 2006 : Histoires peu ordinaires au Cap Ferret, 124 pages, 13.50 euros
. 2005 : Week-end à Schizoland, 156 pages, 16.00 euros
. 2002 : La branloire pérenne, 224 pages, 16.80 euros.
Disponibles dans toutes les librairies, chez l'éditeur (elytis-edition.com) ou chez l'auteur (pouxmichel@neuf.fr ou message dans les commentaires ci-dessous).
J'évoquerais très bientôt "Aveyron Croatie, la nuit" (en fabrication) chez l'Harmattan... et une surprise pour Juin 2012.
vendredi 23 septembre 2011
Brassens et les indignés
Indignons-nous, folleville. Sauf à passer pour un blaireau réactionnaire, cynique et sans coeur, il faut s'in-di-gner, sur le mode d'un slogan publicitaire qui fit jadis la fortune d'une marque d'eau minérale, le tout en musique.
Cela n'a sans rien à voir, mais hier soir dans le huis-clos de ma voiture, en écoutant Brassens, j'ai entendu ce vers de l'une de ses chansons "posthumes" (Tant qu'il y a des Pyrénées) :
S'engager par le mot,
Trois couplets, un refrain,
Par le biais du micro,
Ca se fait sur une jambe
Et ça n'engage à rien,
Et peut rapporter gros (bis)...
Mais je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça...
Cela n'a sans rien à voir, mais hier soir dans le huis-clos de ma voiture, en écoutant Brassens, j'ai entendu ce vers de l'une de ses chansons "posthumes" (Tant qu'il y a des Pyrénées) :
S'engager par le mot,
Trois couplets, un refrain,
Par le biais du micro,
Ca se fait sur une jambe
Et ça n'engage à rien,
Et peut rapporter gros (bis)...
Mais je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça...
jeudi 8 septembre 2011
Panthéon décousu
La rubrique Livres du Nouvel-Obs de cette semaine repose sur le "best-off" de Frédéric Beigbeder, "le XXème siècle en 100 livres".
Ignorons la sélection de FB, sachons simplement pour apprécier le sérieux de cet exercice convenu qu'il y manque par exemple Aragon, Bernanos, Céline, Faulkner, Giono, Gracq, Morand, Proust, Soljenitsyne...
Peu importe, sur 3 pages d'autres confrères disgressent doctement et critiquent sans ardeur. Même Pierre Jourde semble bien amorphe et n'empêche l'appel du vide.
Heureusement, si on tourne la page, Sollers fait revivre Claude Simon.
Ignorons la sélection de FB, sachons simplement pour apprécier le sérieux de cet exercice convenu qu'il y manque par exemple Aragon, Bernanos, Céline, Faulkner, Giono, Gracq, Morand, Proust, Soljenitsyne...
Peu importe, sur 3 pages d'autres confrères disgressent doctement et critiquent sans ardeur. Même Pierre Jourde semble bien amorphe et n'empêche l'appel du vide.
Heureusement, si on tourne la page, Sollers fait revivre Claude Simon.
jeudi 4 août 2011
Hölderlin et les indignés
Comme chez vous sans doute, arrivent dans ma boite mail de ces diaporamas sirupeux pour lobotomisés que s'envoient tous les déprimés de la planète : de belles images photochopées on ne sait où qui concluent invariablement à ce que le bonheur est en vous, mais que vous ne savez pas le voir. Ces icônes, en général élaborées par des sectes, n'ont rien de la libération freudienne : elles captent le quidam par là où il est vulnérable (sa souffrance) et l'amènent inexorablement à un constat d'échec (pas de rupture avec la névrose) et donc de culpabilité. Il est alors mûr pour les gourous de tout poil.
Dans le même temps, non loin de là, on s'indigne un peu partout, en groupe, en ligue, en procession, comme le revendiquait Ferrat. C'est mieux qu'en sectes, en messes, en ablutions. L'efficacité est la même.
Pour tous ceux qui manqueraient d'objectif ou de panache, il me revient ici un vers, récemment découvert, de Hölderlin : "Un jour, un seul, j'aurai vécu ce que vivent les dieux... Il n'en fallait pas davantage".
Dans le même temps, non loin de là, on s'indigne un peu partout, en groupe, en ligue, en procession, comme le revendiquait Ferrat. C'est mieux qu'en sectes, en messes, en ablutions. L'efficacité est la même.
Pour tous ceux qui manqueraient d'objectif ou de panache, il me revient ici un vers, récemment découvert, de Hölderlin : "Un jour, un seul, j'aurai vécu ce que vivent les dieux... Il n'en fallait pas davantage".
samedi 23 juillet 2011
Le retour de l'épervier
Les éditions Omnibus publient "Les Années sauvages", un recueil de cinq romans de Jean Carrière, de ceux qui suivirent l'Epervier de Maheux.
J'ai longtemps cherché ce qui fut le Prix Goncourt 1972, avant de le trouver il y a un an chez un bouquiniste des quais de Seine. Devenu introuvable ce livre qui connut pourtant un immense succès (2 millions d'exemplaires, pour prendre une aune de nos jours) valut à Jean Carrière (cet "exagéré sentimental") une terrible décompression, et la dépression qui s'en suivit fut une horreur. Pas comme celle, par exemple, qui valut un autre Goncourt, plus récent, à un belge désormais académicien. Quoi qu'il en soit, l'évolution éditoriale fit que le talent du cévenol ne retrouva jamais la voie du succès.
Si j'évoque ici Jean Carrière, c'est qu'il y avait en lui ce souffle puissant et spirituel, ce sens de la terre et des hommes que je n'ai connu que chez Giono. C'est aussi pour mesurer ce qui sépare un Goncourt 1972 d'un Goncourt d'aujourd'hui.
Sic transit gloria mundi.
J'ai longtemps cherché ce qui fut le Prix Goncourt 1972, avant de le trouver il y a un an chez un bouquiniste des quais de Seine. Devenu introuvable ce livre qui connut pourtant un immense succès (2 millions d'exemplaires, pour prendre une aune de nos jours) valut à Jean Carrière (cet "exagéré sentimental") une terrible décompression, et la dépression qui s'en suivit fut une horreur. Pas comme celle, par exemple, qui valut un autre Goncourt, plus récent, à un belge désormais académicien. Quoi qu'il en soit, l'évolution éditoriale fit que le talent du cévenol ne retrouva jamais la voie du succès.
Si j'évoque ici Jean Carrière, c'est qu'il y avait en lui ce souffle puissant et spirituel, ce sens de la terre et des hommes que je n'ai connu que chez Giono. C'est aussi pour mesurer ce qui sépare un Goncourt 1972 d'un Goncourt d'aujourd'hui.
Sic transit gloria mundi.
lundi 4 juillet 2011
Déjà parus...
Avant d'aller plus loin sur mes (proches) parutions à venir, un rappel des "déjà parus", chez Elytis depuis 2002 :
Voir ci-dessous les billets des 31/03, 05/04, 12/04,21/04...
. 2007 : Histoires peu ordinaires à Toulouse, 124 pages, 13.50 euros
. 2006 : Histoires peu ordinaires au Cap Ferret, 124 pages, 13.50 euros
. 2005 : Week-end à Schizoland, 156 pages, 16.00 euros
. 2002 : La branloire pérenne, 224 pages, 16.80 euros.
Disponibles dans toutes les librairies, chez l'éditeur (elytis-edition.com) ou chez l'auteur (pouxmichel@neuf.fr ou message dans les commentaires ci-dessous).
J'évoquerais très bientôt le cinquième titre (en fabrication...).
Voir ci-dessous les billets des 31/03, 05/04, 12/04,21/04...
. 2007 : Histoires peu ordinaires à Toulouse, 124 pages, 13.50 euros
. 2006 : Histoires peu ordinaires au Cap Ferret, 124 pages, 13.50 euros
. 2005 : Week-end à Schizoland, 156 pages, 16.00 euros
. 2002 : La branloire pérenne, 224 pages, 16.80 euros.
Disponibles dans toutes les librairies, chez l'éditeur (elytis-edition.com) ou chez l'auteur (pouxmichel@neuf.fr ou message dans les commentaires ci-dessous).
J'évoquerais très bientôt le cinquième titre (en fabrication...).
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