Première information, qui n'a rien à voir : mon prochain titre (avec Anne-Marie Rantet-Poux pour les photos) paraitra chez Elytis le ... 31 Mai. Vous en saurez bientôt davantage.
En attendant, Aveyron Croatie, la nuit occupe largement l'auteur de ces lignes, qui en poursuit la promotion.
Vous pourrez ainsi me retrouver près de Villefranche de Rouergue, les 21 et 22 Juillet, au salon du livre de Lafouillade.
Notez également la prochaine séance de dédicace sur TOULOUSE :
Samedi 28 Avril
à partir de 14 heures
CULTURA Labège
mardi 13 mars 2012
jeudi 8 mars 2012
Droits et coups tordus
Tout le monde connait les problèmes rencontrés, dans l'industrie musicale notamment, par les auteurs et leurs droits.
Chacun sait que les évolutions technologiques rendent très aléatoires les différentes protections envisagées, hadopitreries de toute nature.
Nul n'ignore la perversité qui anime certains, derrière la dénonciation de profits ou le droit à la culture.
Mais cette fois, c'est la littérature qui offre une illustration sidérante de tartufferie d'un mépris de l'auteur, au profit d'une curieuse morale consumériste, sonnante et trébuchante.
La Bibliothèque nationale de France numérise, entre autres, de nombreux livres anciens ou épuisés, avant de céder les droits numériques des oeuvres à une de ces sociétés officielles qui régissent l'exploitation desdites oeuvres. Certes les ayant-droits ont 6 mois pour s'opposer, s'ils sont au courant. Sachant que peu le sauront, et que généralement les éditeurs initiaux ont disparu depuis longtemps, on comprendra qu'il s'agit là d'une somptueuse captation de propriété, qui profitera à quelques éditeurs contemporains et à quelques administrateurs. Le tout, bien sûr, au nom de la diffusion de la culture.
Derrière les copinages connus et les gros sous, on notera sans rire que l'origine de la manip vient des mêmes... qui ont voté la loi Hadopi au nom de la défense des auteurs ! On pourra regretter que tout cela se fasse avec les moyens de services publics pourtant prompts à donner des leçons de morale.
Mais, surtout, quelle est cette époque où l'auteur et ses droits doivent s'effacer derrière le consommateur et les siens ? Magnifique inversion des mérites ! Des crépuscules s'annoncent...
Chacun sait que les évolutions technologiques rendent très aléatoires les différentes protections envisagées, hadopitreries de toute nature.
Nul n'ignore la perversité qui anime certains, derrière la dénonciation de profits ou le droit à la culture.
Mais cette fois, c'est la littérature qui offre une illustration sidérante de tartufferie d'un mépris de l'auteur, au profit d'une curieuse morale consumériste, sonnante et trébuchante.
La Bibliothèque nationale de France numérise, entre autres, de nombreux livres anciens ou épuisés, avant de céder les droits numériques des oeuvres à une de ces sociétés officielles qui régissent l'exploitation desdites oeuvres. Certes les ayant-droits ont 6 mois pour s'opposer, s'ils sont au courant. Sachant que peu le sauront, et que généralement les éditeurs initiaux ont disparu depuis longtemps, on comprendra qu'il s'agit là d'une somptueuse captation de propriété, qui profitera à quelques éditeurs contemporains et à quelques administrateurs. Le tout, bien sûr, au nom de la diffusion de la culture.
Derrière les copinages connus et les gros sous, on notera sans rire que l'origine de la manip vient des mêmes... qui ont voté la loi Hadopi au nom de la défense des auteurs ! On pourra regretter que tout cela se fasse avec les moyens de services publics pourtant prompts à donner des leçons de morale.
Mais, surtout, quelle est cette époque où l'auteur et ses droits doivent s'effacer derrière le consommateur et les siens ? Magnifique inversion des mérites ! Des crépuscules s'annoncent...
mercredi 22 février 2012
Tillinac, hussard sur le Toi
D. Tillinac est trop agaçant pour que cela n'illustre un certain talent. On connait son côté ronchon, provincial réac ou post-adolescent rebelle à ses contemporains. Son ouvrage à paraitre (Considérations inactuelles, Plon) se veut une lettre aux jeunes d'aujourd'hui.
Certes, il est surprenant de voir D. T. jouer les grand-pères, lui dont la maturité est demeurée très épidermique. Certes, il n'y a parfois rien d'exceptionnel dans certains propos, banalement de droite, anti-Mai 68, anti-psychanalyse, anti-contre-culture, contre les "utopies fanées et infantiles, recyclées en un mélange peu ragoûtant d'hédonisme, de scepticisme et de cynisme". Encore est-il sans doute utile de le dire, même en enveloppant le tout dans un "politiquement correct" bien commode à fustiger.
Certes, ses coups de gueule fleurent souvent une amertume triste d'enfant désabusé. Mais le bougre sait écrire, et sa plume d'une élégante rugosité tranche avec l'époque ; et son discours porte une générosité devenu rare. Si quelques injonctions sonnent parfois comme des slogans : "Sois inactuel et n'écoute personne", "Sois le condottiere de tes désirs, pas leur délégué syndical", ou l'admirable "Les lendemains qui chantent ne savent que des airs militaires", d'autres valent bénédiction : "Edifie ton intériorité comme on construit une vraie maison de pierre. D'abord les murs et le toit (la frontière). Puis la cave (l'inconscient) et le grenier (la mémoire). L'agencement des pièces est secondaire ; la décoration superfétatoire."
Il reste du hussard chez cet homme là, provincial et réac.
Certes, il est surprenant de voir D. T. jouer les grand-pères, lui dont la maturité est demeurée très épidermique. Certes, il n'y a parfois rien d'exceptionnel dans certains propos, banalement de droite, anti-Mai 68, anti-psychanalyse, anti-contre-culture, contre les "utopies fanées et infantiles, recyclées en un mélange peu ragoûtant d'hédonisme, de scepticisme et de cynisme". Encore est-il sans doute utile de le dire, même en enveloppant le tout dans un "politiquement correct" bien commode à fustiger.
Certes, ses coups de gueule fleurent souvent une amertume triste d'enfant désabusé. Mais le bougre sait écrire, et sa plume d'une élégante rugosité tranche avec l'époque ; et son discours porte une générosité devenu rare. Si quelques injonctions sonnent parfois comme des slogans : "Sois inactuel et n'écoute personne", "Sois le condottiere de tes désirs, pas leur délégué syndical", ou l'admirable "Les lendemains qui chantent ne savent que des airs militaires", d'autres valent bénédiction : "Edifie ton intériorité comme on construit une vraie maison de pierre. D'abord les murs et le toit (la frontière). Puis la cave (l'inconscient) et le grenier (la mémoire). L'agencement des pièces est secondaire ; la décoration superfétatoire."
Il reste du hussard chez cet homme là, provincial et réac.
samedi 4 février 2012
Aveyron Croatie, la nuit (suite)
Aveyron Croatie, la nuit poursuit sa route de roman, dont on s'interroge pour savoir s'il est historique ou contemporain. D'un point de vue littéraire, je le revendique comme contemporain ; mais le marketing le préfère peut-être historique... Aussi est-il sorti chez l'Harmattan en "hors collection".
Les deux premiers mois d'existence démontrent un beau succès en librairie, et un réel intérêt international, les consultations de ce blog en témoignent.
De nouvelles séances de dédicace se programment, notamment sur Toulouse.
Et d'autres choses à venir.
Les deux premiers mois d'existence démontrent un beau succès en librairie, et un réel intérêt international, les consultations de ce blog en témoignent.
De nouvelles séances de dédicace se programment, notamment sur Toulouse.
Et d'autres choses à venir.
vendredi 20 janvier 2012
Re. (Jaurès contre Bourdieu)
Pour continuer sur le sujet précédent (voir "Lire à table"), et toujours sur le NO (courrier du lecteur du 19 Janvier), grâces soient rendues à Mr Joseph Pinard, qui abonde dans mon sens contre la fatalité évoquée par Bourdieu.
"Mais comment se fait-il, conclut Mr Pinard (extraction pauvre, ENS et agrégation d'histoire), que la grande masse formatée par l'école sombre dans la résignation, tandis qu'une petite minorité échappe au conformisme et puisse mettre en cause le système ?"
Mon propos n'est ni de commenter l'intégralité de l'oeuvre de Bourdieu, qui me dépasse largement, ni de commenter les fonctions de l'école, sur laquelle j'aurais beaucoup à dire, mais simplement de stigmatiser un fatalisme pervers derrière lequel s'abritent bien des lâchetés et bien des égoïsmes, individuels ou corporatistes.
Et de découvrir au passage cette phrase de Jaurès : "L'histoire ne dispensera jamais les hommes de la vaillance et de la noblesse individuelle".
"Mais comment se fait-il, conclut Mr Pinard (extraction pauvre, ENS et agrégation d'histoire), que la grande masse formatée par l'école sombre dans la résignation, tandis qu'une petite minorité échappe au conformisme et puisse mettre en cause le système ?"
Mon propos n'est ni de commenter l'intégralité de l'oeuvre de Bourdieu, qui me dépasse largement, ni de commenter les fonctions de l'école, sur laquelle j'aurais beaucoup à dire, mais simplement de stigmatiser un fatalisme pervers derrière lequel s'abritent bien des lâchetés et bien des égoïsmes, individuels ou corporatistes.
Et de découvrir au passage cette phrase de Jaurès : "L'histoire ne dispensera jamais les hommes de la vaillance et de la noblesse individuelle".
mardi 10 janvier 2012
Lire à table
Le dossier du Nouvel-Obs du 5 janvier sur l'enfance est un marronnier de campagne électorale, où le lecteur apprécie parait-il l'exposition de l'intimité des candidats, exposition d'ailleurs parfaitement calibrée. Il est pourtant un article qui m'a touché, celui sur l'enfance de François Bayrou. Je partage avec celui-ci à la fois de modestes origines paysannes occitanes et le goût des lettres, ce qui n'a rien d'automatique. FB évoque comment chez ces petits agriculteurs qui lui ont donné le goût de la lecture on lisait à table. Personnellement, j'entends encore les récriminations de ma mère, aussi récurrentes qu'inefficaces : "on ne lit pas à table !" Je n'ai en revanche aucun souvenir d'une injonction pareille de la part de mon père, à qui je pense devoir beaucoup de ma curiosité intellectuelle.
La télévision étant arrivée relativement tard dans ces milieux, ceci explique peut-être cela. Mais dans les deux familles, on savait la rudesse des travaux des champs, et le peu de temps libre était celui des repas. Encore fallait-il qu'il y ait envie de certaines nourritures... Et n'en déplaise à Bourdieu, autre béarnais, le déterminisme social n'est peut-être pas une fatalité.
La télévision étant arrivée relativement tard dans ces milieux, ceci explique peut-être cela. Mais dans les deux familles, on savait la rudesse des travaux des champs, et le peu de temps libre était celui des repas. Encore fallait-il qu'il y ait envie de certaines nourritures... Et n'en déplaise à Bourdieu, autre béarnais, le déterminisme social n'est peut-être pas une fatalité.
vendredi 6 janvier 2012
2012, année du blues ?
Qu'est-il possible de se souhaiter, de sincère, d'original et de sensé, en ce nouvel an ?
Certes, bien sûr, des voeux de santé, de sérénité, voire de prospérité si l'on est optimiste, et tout cela n'est pas rien.
Cette année 2012 sera électorale ou ne sera pas, mais on voit bien là que depuis Malraux le temps a passé et avec lui la hauteur de pensée... Et on du mal à croire à une alternative probante.
Alors modestement je souhaiterai qu'un peu de culture revienne habiller les divers sommets de l'Etat, et avec elle le sens de l'Histoire, des arts et des hommes. Culture qu'il est inutile de mettre en maisons ou en administrations.
En attendant, bonne année à tous, et que 2012 vous soit, comme pour moi, une année de... cocagne !
Certes, bien sûr, des voeux de santé, de sérénité, voire de prospérité si l'on est optimiste, et tout cela n'est pas rien.
Cette année 2012 sera électorale ou ne sera pas, mais on voit bien là que depuis Malraux le temps a passé et avec lui la hauteur de pensée... Et on du mal à croire à une alternative probante.
Alors modestement je souhaiterai qu'un peu de culture revienne habiller les divers sommets de l'Etat, et avec elle le sens de l'Histoire, des arts et des hommes. Culture qu'il est inutile de mettre en maisons ou en administrations.
En attendant, bonne année à tous, et que 2012 vous soit, comme pour moi, une année de... cocagne !
mardi 13 décembre 2011
Dédicaces
Mille et une excuses pour mon manque d'assiduité, mais les contraintes de la promotion ont tendance à me tenir éloigné des claviers...
Je ne reviens que pour témoigner de l'excellent accueil reçu par "Aveyron Croatie, la nuit", que ce soit auprès des lecteurs rencontrés, de la presse ou des institutions... ce qui laisse augurer de futurs évènements autour du titre. J'y reviendrai.
D'ici là, on prendra bonne note des dédicaces d'ores et déjà programmées :
- Villefranche de Rouergue, (Aveyron), Librairie Barthe, samedi 17 décembre
- Montauban (Tarn et Garonne), Cultura, dimanche 18 décembre
- Caussade (Tarn et Garonne), Maison de la Presse, lundi 19 décembre
A bientôt...
Je ne reviens que pour témoigner de l'excellent accueil reçu par "Aveyron Croatie, la nuit", que ce soit auprès des lecteurs rencontrés, de la presse ou des institutions... ce qui laisse augurer de futurs évènements autour du titre. J'y reviendrai.
D'ici là, on prendra bonne note des dédicaces d'ores et déjà programmées :
- Villefranche de Rouergue, (Aveyron), Librairie Barthe, samedi 17 décembre
- Montauban (Tarn et Garonne), Cultura, dimanche 18 décembre
- Caussade (Tarn et Garonne), Maison de la Presse, lundi 19 décembre
A bientôt...
lundi 28 novembre 2011
Le sens d'un titre
Pourquoi ce titre ? question rituelle qui, depuis La branloire pérenne, accueille avec constance la sortie de mes romans...
Pourquoi Aveyron Croatie, la nuit ?
Aveyron Croatie, parce que c'est la rencontre hautement improbable de deux régions que rien ne prédestinait à se télescoper dans l'histoire...
La nuit : parce que nous sommes ici au coeur des ténèbres ; les ténèbres qui planent sur le drame de la révolte et de sa féroce répression, et ceux qui empêchent d'y voir dans l'avancée des hommes...
C'est le thème du roman : l'histoire en temps réel se fait tâtonnante, chacun navigue à vue, et c'est l'Histoire majuscule qui décidera a posteriori de la valeur des actes...
... et qui décernera les médailles et l'opprobe.
Pourquoi Aveyron Croatie, la nuit ?
Aveyron Croatie, parce que c'est la rencontre hautement improbable de deux régions que rien ne prédestinait à se télescoper dans l'histoire...
La nuit : parce que nous sommes ici au coeur des ténèbres ; les ténèbres qui planent sur le drame de la révolte et de sa féroce répression, et ceux qui empêchent d'y voir dans l'avancée des hommes...
C'est le thème du roman : l'histoire en temps réel se fait tâtonnante, chacun navigue à vue, et c'est l'Histoire majuscule qui décidera a posteriori de la valeur des actes...
... et qui décernera les médailles et l'opprobe.
mardi 22 novembre 2011
Aveyron Croatie, la nuit ; pour comprendre.
Aveyron Croatie, la nuit n'est pas un roman historique, ou du moins mon propos n'est pas celui d'un historien. Il se veut plutôt un roman contemporain, portant un regard d'aujourd'hui, et sans doute de tous les temps, sur les instruments de l'Histoire.
La révolte croate de Villefranche illustre, dans son ambigüité historique (l'instrumentalisation, par ceux que l'Histoire honorera, de ceux qui servent de matière première) l'incertitude de la valeur des gestes et des actes au regard de cette Histoire. Troubles sont les motivations des jeunes croates, troubles sont celles des "politiques" de Londres, troubles celles de Tito dans l'après-guerre.
A l'inverse, ce sont les petits et les sans-grade qui, confrontés à des enjeux humains, s'honorent de leurs actes ; les paysans qui sauvent des soldats allemands (des territoriaux, il est vrai), les soldats allemands (idem) qui reconnaissent l'échange de nostalgies avec ces paysans... sont tout simplement des hommes qui oublient un instant le rôle qu'ils devraient tenir.
Je rappelle que ces faits sont authentiques, et circonscrits en quelques kilomètres.
Malheureusement, et je vous renvoie là au roman, tout cela génère souvent du tragique.
D'où le titre du livre. J'y reviendrai.
La révolte croate de Villefranche illustre, dans son ambigüité historique (l'instrumentalisation, par ceux que l'Histoire honorera, de ceux qui servent de matière première) l'incertitude de la valeur des gestes et des actes au regard de cette Histoire. Troubles sont les motivations des jeunes croates, troubles sont celles des "politiques" de Londres, troubles celles de Tito dans l'après-guerre.
A l'inverse, ce sont les petits et les sans-grade qui, confrontés à des enjeux humains, s'honorent de leurs actes ; les paysans qui sauvent des soldats allemands (des territoriaux, il est vrai), les soldats allemands (idem) qui reconnaissent l'échange de nostalgies avec ces paysans... sont tout simplement des hommes qui oublient un instant le rôle qu'ils devraient tenir.
Je rappelle que ces faits sont authentiques, et circonscrits en quelques kilomètres.
Malheureusement, et je vous renvoie là au roman, tout cela génère souvent du tragique.
D'où le titre du livre. J'y reviendrai.
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