Ami lecteur, ne sens-tu pas cette odeur de soufre qui émane de mes doigts sur le clavier ? C'est que je viens de reposer cet immonde brûlot de Richard Millet, dont on parla tant naguère...
Faut-il que notre époque s'ennuie, ou qu'un vide de sens menace, pour en être parvenus à de tels cris d'orfraie,à propos de ce qui aurait pu être un simple éditorial engagé, s'il n'y avait eu en sus le talent de Millet, et bien sûr ce malheureux terme d'"éloge", opportunément privé de son adjectif.
L'auteur, qui d'emblée prend ses distances politiques vis-à-vis de Breivik, n'échappe certes pas toujours à ces tendances quelque peu paranoïdes qui le menacent de plus en plus. Affirmer que AB est "le signe désespéré et désespérant de la sous-estimation par l'Europe des ravages du multiculturalisme : il signale aussi la défaite du spirituel face à l'argent." est sans doute un peu capillotracté, ou écrire que "décréter sa folie serait un moyen de le réduire au silence" n'est pas du meilleur niveau.
Pour autant, qui oserait nier, purement et simplement, ce qu'évoque "le délitement de la vieille Europe", "la ruine de la valeur ou du sens", ou les formes nouvelles de la grande peur des bien-pensants, voire "la conversion de l'individu en petit bourgeois inculte, mondialisé, social-démocrate" ?
Que RM ait voulu faire un coup, littéraire et commercial, éditorial et politique, est indéniable, et il se trouvait probablement de meilleurs prétextes pour soutenir le discours qui est le sien. Et je crains que parmi ses soutiens ne se trouvent beaucoup de crânes rasés incapables de lire et de comprendre la moindre de ses lignes...
Qu'il y ait, en tout état de cause, matière à débat est une certitude. L'autre certitude reste que l'agitation accueillant le livre n'allait pas dans le sens du débat mais dans celui de l'excommunication, et qu'à entendre les arguments on peut même douter qu'il ait été lu. Passés les slogans du prêt-à-penser et la mauvaise foi inhérente, assénés par les Torquemada du politiquement correct investis d'une morale totalitariste, rares ont étés à notre connaissance les réponses autres qu'opportunistes.
dimanche 11 novembre 2012
mardi 16 octobre 2012
Aveyron Croatie...à Villefranche (suite)
J'ai donc animé le lundi 15 octobre, à l'invitation de l'Université des Savoirs Partagés de Villefranche de Rouergue, une soirée autour de mon livre "Aveyron Croatie, la nuit" et de la révolte de 1943.
Très bonne soirée, animée par Bernard Lauriac, une trentaine de personnes attentives et un échange intéressant en suivant, à propos de la révolte mais aussi autour du livre...
Merci à l'USP.
Très bonne soirée, animée par Bernard Lauriac, une trentaine de personnes attentives et un échange intéressant en suivant, à propos de la révolte mais aussi autour du livre...
Merci à l'USP.
jeudi 4 octobre 2012
Aveyron Croatie... à Villefranche le 15 octobre
A l'invitation de l'Université des Savoirs Partagés de Villefranche, j'animerai autour de mon livre une conférence :
"Aveyron Croatie, la nuit : la révolte de 1943"
Lundi 15 octobre à 18 heures
à l'Univers
L'occasion de nous y rencontrer ?
"Aveyron Croatie, la nuit : la révolte de 1943"
Lundi 15 octobre à 18 heures
à l'Univers
L'occasion de nous y rencontrer ?
lundi 24 septembre 2012
R. Millet, J. Daniel et l'horreur
Bonne chronique de Jean Daniel, dans le NO du 20 septembre, au cœur de son (excellent) éditorial, à propos de "l'affaire" Millet.
Même s'il est obligé de souscrire à une relative solidarité éditoriale, J. Daniel affirme "ne pas être toujours du côté des procureurs", et surtout présente les positions de Richard Millet avec une certaine subtilité et leur applique une analyse étayée. Certes il est en désaccord, et ramener le livre de RM à une fascination pour l'horreur est sans doute un peu réducteur, mais la concession qu'il fait sur les effets d'un multiculturalisme mal préparé est courageuse, et rare dans cet hebdomadaire.
Quoi qu'il en soit, il est agréable d'entendre un son intelligent dans le tumulte ambiant, où il apparait chaque jour davantage que les contempteurs de Millet ne l'ont ou bien jamais lu, ou bien jamais compris. Dans les deux cas, la modestie s'imposerait.
Même s'il est obligé de souscrire à une relative solidarité éditoriale, J. Daniel affirme "ne pas être toujours du côté des procureurs", et surtout présente les positions de Richard Millet avec une certaine subtilité et leur applique une analyse étayée. Certes il est en désaccord, et ramener le livre de RM à une fascination pour l'horreur est sans doute un peu réducteur, mais la concession qu'il fait sur les effets d'un multiculturalisme mal préparé est courageuse, et rare dans cet hebdomadaire.
Quoi qu'il en soit, il est agréable d'entendre un son intelligent dans le tumulte ambiant, où il apparait chaque jour davantage que les contempteurs de Millet ne l'ont ou bien jamais lu, ou bien jamais compris. Dans les deux cas, la modestie s'imposerait.
mardi 11 septembre 2012
Millet-Le Clézio, le sabre ou le goupillon
Si vous suivez la chose littéraire ou éditoriale, vous n'ignorez rien de la tempête du moment : l'horreur de Richard Millet. Et, désormais, la réponse de JMG Le Clézio.
Celui que je considère (et je suis loin d'être le seul) comme le meilleur écrivain français contemporain (je parle de Millet) s'est fendu d'un "Eloge littéraire d'Anders Breivik" (Ed° PG de Roux) qui, cette fois enfin, fait scandale. Cela faisait quelque temps que RM exacerbait son narcissisme à se présenter comme idéologiquement infréquentable, mais personne ne voulait faire de ce brillant éditeur (deux Goncourt en cinq ans) un écrivain maudit. Alors, horresco referens, il a fait l'éloge de l'indéfendable : bingo ! L'opération marketing est réussie, mais qu'en est-il de l'exigence nécessaire à la validité de toute littérature politique ?
R. Millet a écrit un pamphlet, qu'il présente comme une "provocation à réfléchir et à penser" ; or non seulement on ne tolère guère plus cela, mais Breivik le nazillon aux 76 victimes n'est guère de nature à servir quelque cause humaine que ce soit. Autant les idées de Millet sur la décadence de l'Europe, sur l'islamisation ou sur le multiculturalisme, et quoiqu'on puisse penser de celles-ci, offrent de la matière à débat, autant lier celles-ci à la tuerie d'un abruti sanguinaire n'est guère recevable, et c'est cela qui dérange.
Pour autant, cela c'est sur la forme requise de l'argumentation ; pour ce qui est du fond, et ici il s'agit de littérature, je revendique une fois de plus le droit au pamphlet, comme expression hors normes du débat d'idée, sans que les prétoires viennent décider de qui est libre et qui ne l'est pas.
Mais voilà que dans le N.O. de ce 6 septembre, c'est JMG Le Clézio, excusez du peu, qui vient dire ce qu'il faut penser de l'immonde.
Je n'ai jamais beaucoup aimé l'oeuvre de Le Clézio, élégante mais sirupeuse d'un politiquement correct de sacristie protestante. Remarquez, c'est ce qu'il y a de mieux pour obtenir un Nobel de littérature, et il l'a eu. Reste que pour répondre à Millet, il reste égal à lui-même.
RM est certes "plus connu comme éditeur que comme écrivain", JMG est lui, assurément, connu (Lévy ou Musso aussi...), ce qui lui donne selon lui le droit de contester la liberté d'écrire et de publier ce pamphlet. Rien que ça. Et de s'interroger sur la "corruption de la pensée contemporaine". Et de faire le parallèle avec "l'idéologie nauséabonde" (quelle richesse de vocabulaire) des années 30, et les couplets ordinaires sur l'antisémitisme, l'islamophobie, la chrétienté réactionnaire ... "Tout cela peut devenir une pathologie, comme chez Breisvik", assène t-il doctement. Sauf que celui-ci a été reconnu responsable. Ecrire que "le multiculturalisme est déjà une question caduque", que "les flux migratoires sont à l'origine de la race humaine (la seule race)" ou que l'inter-culturel est l'avenir, ne semble pas exempt de fainéantise intellectuelle.
Certes, il dit fort justement, dans l'inévitable parallèle avec Céline (quelle richesse de réflexion) qu'il ne suffit pas d'être provocateur pour avoir du génie. Mais suffit-il, en l'occurrence, de tartiner avec les idées consensuelles, les images ou les émotions à la mode pour être un grand écrivain ? Une fois sa leçon de morale achevée, JMG est-il sûr que son succès ne doive rien à certaines formes de corruption de la pensée contemporaine ?
Celui que je considère (et je suis loin d'être le seul) comme le meilleur écrivain français contemporain (je parle de Millet) s'est fendu d'un "Eloge littéraire d'Anders Breivik" (Ed° PG de Roux) qui, cette fois enfin, fait scandale. Cela faisait quelque temps que RM exacerbait son narcissisme à se présenter comme idéologiquement infréquentable, mais personne ne voulait faire de ce brillant éditeur (deux Goncourt en cinq ans) un écrivain maudit. Alors, horresco referens, il a fait l'éloge de l'indéfendable : bingo ! L'opération marketing est réussie, mais qu'en est-il de l'exigence nécessaire à la validité de toute littérature politique ?
R. Millet a écrit un pamphlet, qu'il présente comme une "provocation à réfléchir et à penser" ; or non seulement on ne tolère guère plus cela, mais Breivik le nazillon aux 76 victimes n'est guère de nature à servir quelque cause humaine que ce soit. Autant les idées de Millet sur la décadence de l'Europe, sur l'islamisation ou sur le multiculturalisme, et quoiqu'on puisse penser de celles-ci, offrent de la matière à débat, autant lier celles-ci à la tuerie d'un abruti sanguinaire n'est guère recevable, et c'est cela qui dérange.
Pour autant, cela c'est sur la forme requise de l'argumentation ; pour ce qui est du fond, et ici il s'agit de littérature, je revendique une fois de plus le droit au pamphlet, comme expression hors normes du débat d'idée, sans que les prétoires viennent décider de qui est libre et qui ne l'est pas.
Mais voilà que dans le N.O. de ce 6 septembre, c'est JMG Le Clézio, excusez du peu, qui vient dire ce qu'il faut penser de l'immonde.
Je n'ai jamais beaucoup aimé l'oeuvre de Le Clézio, élégante mais sirupeuse d'un politiquement correct de sacristie protestante. Remarquez, c'est ce qu'il y a de mieux pour obtenir un Nobel de littérature, et il l'a eu. Reste que pour répondre à Millet, il reste égal à lui-même.
RM est certes "plus connu comme éditeur que comme écrivain", JMG est lui, assurément, connu (Lévy ou Musso aussi...), ce qui lui donne selon lui le droit de contester la liberté d'écrire et de publier ce pamphlet. Rien que ça. Et de s'interroger sur la "corruption de la pensée contemporaine". Et de faire le parallèle avec "l'idéologie nauséabonde" (quelle richesse de vocabulaire) des années 30, et les couplets ordinaires sur l'antisémitisme, l'islamophobie, la chrétienté réactionnaire ... "Tout cela peut devenir une pathologie, comme chez Breisvik", assène t-il doctement. Sauf que celui-ci a été reconnu responsable. Ecrire que "le multiculturalisme est déjà une question caduque", que "les flux migratoires sont à l'origine de la race humaine (la seule race)" ou que l'inter-culturel est l'avenir, ne semble pas exempt de fainéantise intellectuelle.
Certes, il dit fort justement, dans l'inévitable parallèle avec Céline (quelle richesse de réflexion) qu'il ne suffit pas d'être provocateur pour avoir du génie. Mais suffit-il, en l'occurrence, de tartiner avec les idées consensuelles, les images ou les émotions à la mode pour être un grand écrivain ? Une fois sa leçon de morale achevée, JMG est-il sûr que son succès ne doive rien à certaines formes de corruption de la pensée contemporaine ?
mercredi 29 août 2012
Culture et Occupation(s)
Parmi mes lectures estivales, j'ai pu apprécier le livre d'Alan Riding "Et la fête continue" (Plon), sous-titré "La vie culturelle sous l'Occupation".
L'auteur est américain ; il ne s'embarrasse donc pas toujours de subtilité, mais son travail d'historien se trouve libéré de ces travers français qui, bien souvent encore, évoquent la période en notions de Bien et de Mal, ou plutôt de bons et méchants, selon le camp où l'on se situe (ou celui qui nourrit le mieux). Alan Riding n'est pas Dan Franck.
Du coup, le livre échappe au manichéisme résistants/collabos, bien commode pour une épuration mais pervers pour le raisonnement. Car il y eut beaucoup moins de résistants que recensés, bien moins de collaborateurs aussi. On ne manqua pas en revanche d'attentistes, plus ou moins prudents, plus ou moins opportunistes.
Les vrais résistants sont connus, les vrais collabos aussi. Et parmi ceux qui s'érigèrent une statue à la Libération, dont certains entretiennent encore la flamme, il y eut de nombreuses icônes (Sartre, Beauvoir, Aragon, Duras...) dont les publications n'avaient pas cessé malgré la botte, ne faisant ainsi ni mieux ni pire que nombre de leurs collègues (et rivaux) qu'ils se dépêchèrent d'envoyer en prison.
On l'aura compris, on retrouvera là la trame d'"Aveyron croatie, la nuit", sur la relativité des engagements en période de vérité, avant que l'Histoire ne dise le Bien et le Mal et ne décerne les médailles...
L'auteur est américain ; il ne s'embarrasse donc pas toujours de subtilité, mais son travail d'historien se trouve libéré de ces travers français qui, bien souvent encore, évoquent la période en notions de Bien et de Mal, ou plutôt de bons et méchants, selon le camp où l'on se situe (ou celui qui nourrit le mieux). Alan Riding n'est pas Dan Franck.
Du coup, le livre échappe au manichéisme résistants/collabos, bien commode pour une épuration mais pervers pour le raisonnement. Car il y eut beaucoup moins de résistants que recensés, bien moins de collaborateurs aussi. On ne manqua pas en revanche d'attentistes, plus ou moins prudents, plus ou moins opportunistes.
Les vrais résistants sont connus, les vrais collabos aussi. Et parmi ceux qui s'érigèrent une statue à la Libération, dont certains entretiennent encore la flamme, il y eut de nombreuses icônes (Sartre, Beauvoir, Aragon, Duras...) dont les publications n'avaient pas cessé malgré la botte, ne faisant ainsi ni mieux ni pire que nombre de leurs collègues (et rivaux) qu'ils se dépêchèrent d'envoyer en prison.
On l'aura compris, on retrouvera là la trame d'"Aveyron croatie, la nuit", sur la relativité des engagements en période de vérité, avant que l'Histoire ne dise le Bien et le Mal et ne décerne les médailles...
mercredi 8 août 2012
Le chant de Magnan
Mes lectures estivales ont rencontré "Elégie pour Laviolette", le dernier ouvrage paru de Pierre Magnan, disparu en avril dernier.
Ce livre ranime et clôt la célèbre série du commissaire Laviolette, et il s'inscrit bien dans la lignée : imagination foutraque, canaillerie, suspense, invraisemblance, enquête de "proximité"... et enracinement bas-alpin. Tout bon polar se doit d'évoquer une nature humaine ou sociale. Comparé à d'autres auteur(e)s à la mode, Magnan atteint dans sa sobriété une vraie profondeur.
Car si Pierre Magnan connut le succès grâce à Laviolette, il est aussi, et avant tout même, l'auteur de "L'aube insolite" ou de "Un grison d'Arcadie"... Il y a dans l'oeuvre de ce disciple de Giono une dimension rare et exigeante.
Rare mais désuète, et commercialement hors piste. Alors le succès vint du policier régionaliste. Il fallut tout le talent de Magnan pour conserver une grandeur à ses livres "grand public", grandeur que la télévision fut bien incapable de saisir lorsqu'elle les porta à l'écran.
Mais ceux qui connaissent cette oeuvre savent son talent. Il était grand.
Ce livre ranime et clôt la célèbre série du commissaire Laviolette, et il s'inscrit bien dans la lignée : imagination foutraque, canaillerie, suspense, invraisemblance, enquête de "proximité"... et enracinement bas-alpin. Tout bon polar se doit d'évoquer une nature humaine ou sociale. Comparé à d'autres auteur(e)s à la mode, Magnan atteint dans sa sobriété une vraie profondeur.
Car si Pierre Magnan connut le succès grâce à Laviolette, il est aussi, et avant tout même, l'auteur de "L'aube insolite" ou de "Un grison d'Arcadie"... Il y a dans l'oeuvre de ce disciple de Giono une dimension rare et exigeante.
Rare mais désuète, et commercialement hors piste. Alors le succès vint du policier régionaliste. Il fallut tout le talent de Magnan pour conserver une grandeur à ses livres "grand public", grandeur que la télévision fut bien incapable de saisir lorsqu'elle les porta à l'écran.
Mais ceux qui connaissent cette oeuvre savent son talent. Il était grand.
mardi 31 juillet 2012
Rencontres en Juillet
Deux évènements ont confirmé le succès d'Aveyron Croatie, la nuit et de Passeport pour le Pays de Cocagne.
Le Salon du Livre de La Fouillade (12) qui s'est tenu les 21 et 22 Juillet a une fois encore connu une belle affluence ; sur ces terres rouergates, Aveyron Croatie, la nuit a battu un record de ventes, même si ceux qui ont eu vent de la révolte de 1943 sont de plus en plus rares.
Plus modeste, l'exposition "Monteils un autre regard" (82) a pour sa première édition attiré un nombre respectable d'amateurs d'art sous différentes formes. Là aussi, Aveyron Croatie, la nuit a connu un beau succès. Quant au Passeport pour le Pays de Cocagne, il a reçu un accueil enthousiaste, la présence des deux signataires n'y étant sans doute pas étrangère...
Ce furent donc deux moments de rencontre très sympathiques et très encourageantes, démontrant que si le livre est de moins en moins souvent un achat d'impulsion, il garde tout son intérêt lorsqu'une rencontre avec l'auteur, par exemple, le ramène dans le champ littéraire.
Le Salon du Livre de La Fouillade (12) qui s'est tenu les 21 et 22 Juillet a une fois encore connu une belle affluence ; sur ces terres rouergates, Aveyron Croatie, la nuit a battu un record de ventes, même si ceux qui ont eu vent de la révolte de 1943 sont de plus en plus rares.
Plus modeste, l'exposition "Monteils un autre regard" (82) a pour sa première édition attiré un nombre respectable d'amateurs d'art sous différentes formes. Là aussi, Aveyron Croatie, la nuit a connu un beau succès. Quant au Passeport pour le Pays de Cocagne, il a reçu un accueil enthousiaste, la présence des deux signataires n'y étant sans doute pas étrangère...
Ce furent donc deux moments de rencontre très sympathiques et très encourageantes, démontrant que si le livre est de moins en moins souvent un achat d'impulsion, il garde tout son intérêt lorsqu'une rencontre avec l'auteur, par exemple, le ramène dans le champ littéraire.
lundi 16 juillet 2012
Passeport pour Monteils, un autre regard...
Du 20 au 29 Juillet 2012, la petite commune de Monteils dans le Tarn et Garonne (près de Caussade) organise une exposition multi-artistique, autour des thèmes peinture, photo, écriture, danse, céramique..., soit:
- Monique Ghiretti, peintre non figuratif
- Michel Poux, écrivain
- Héloïse Quercy, céramiques
- Monique Ferrero, peintre contemporain abstrait
- Anne Marie Rantet-Poux, photographe
- Annick Lafontaine, danse
- Monique Vidal, peintre
- Michel de Grande, pastelliste
- Cécile Zygalski, photographe de l'imaginaire...
Vous aurez noté la présence des deux signataires du "Passeport pour le Pays de Cocagne", votre serviteur et AM Rantet-Poux.
Si vous trainez par là, passez dire bonjour !
Renseignements 05 63 93 13 39.
- Monique Ghiretti, peintre non figuratif
- Michel Poux, écrivain
- Héloïse Quercy, céramiques
- Monique Ferrero, peintre contemporain abstrait
- Anne Marie Rantet-Poux, photographe
- Annick Lafontaine, danse
- Monique Vidal, peintre
- Michel de Grande, pastelliste
- Cécile Zygalski, photographe de l'imaginaire...
Vous aurez noté la présence des deux signataires du "Passeport pour le Pays de Cocagne", votre serviteur et AM Rantet-Poux.
Si vous trainez par là, passez dire bonjour !
Renseignements 05 63 93 13 39.
mardi 3 juillet 2012
Torpeur festivale
Peut-être les "hasards de l'actualité", comme disent les journalistes, offriront-ils quelque évènement (catastrophe, accident, attentat, viol, disparition...) qui viendra rompre la "torpeur estivale" (comme écrivent les mêmes journalistes), mais il semble bien que l'été soit là.
Il y aura bien cet après-midi le discours de politique générale du premier ministre, mais l'exercice semble convenu : le réel qui revient ne dira jamais son nom.
Certes le Tour de France, puis les JO, meubleront le temps qui ronronne.
Heureusement on verra fleurir, dans le moindre village doté d'un statut de sous-chef lieu de canton, des festivals, salons, concerts, rencontres, plages, nuits, etc... L'honorable y côtoie souvent le pire.
Dans les régions un tant soit peu touristiques, il y a longtemps que l'actualité estivale déborde de fêtes des moissons, de la lavande, des fruits, d'intervilles ou de courses de carrioles. On savait que le tourisme amènerait les indigènes à devenir ce que les touristes attendent, bien souvent des images du XIXème siècle ou du ludique intellectuellement accessible ; on n'imaginait pas les trésors de créativité et d'imbécilité qui se couvaient là.
Pour le reste, Philippe Muray a bien analysé la chose avec son concept d'homo festivus. J'y reviendrai.
Oui, bon, finalement, après tout, le Tour et les JO...
"Ce devant quoi une société se prosterne nous dit ce qu'elle est."
Il y aura bien cet après-midi le discours de politique générale du premier ministre, mais l'exercice semble convenu : le réel qui revient ne dira jamais son nom.
Certes le Tour de France, puis les JO, meubleront le temps qui ronronne.
Heureusement on verra fleurir, dans le moindre village doté d'un statut de sous-chef lieu de canton, des festivals, salons, concerts, rencontres, plages, nuits, etc... L'honorable y côtoie souvent le pire.
Dans les régions un tant soit peu touristiques, il y a longtemps que l'actualité estivale déborde de fêtes des moissons, de la lavande, des fruits, d'intervilles ou de courses de carrioles. On savait que le tourisme amènerait les indigènes à devenir ce que les touristes attendent, bien souvent des images du XIXème siècle ou du ludique intellectuellement accessible ; on n'imaginait pas les trésors de créativité et d'imbécilité qui se couvaient là.
Pour le reste, Philippe Muray a bien analysé la chose avec son concept d'homo festivus. J'y reviendrai.
Oui, bon, finalement, après tout, le Tour et les JO...
"Ce devant quoi une société se prosterne nous dit ce qu'elle est."
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