On peut comprendre l'émoi interne, même si en matière d'agression sexuelle on peut faire bien pire ; ce qui me gêne, c'est la réaction au sein de l'institution, où la CGT et la Mairie s'écharpent (en pleines élections municipales ce n'est peut-être pas anodin) à propos d'installations de vidéosurveillance, et où on semble découvrir qu'une médiathèque n'échappe pas au monde qui l'entoure. Déjà en janvier 2025 on avait relevé des "incivilités répétées". On s'aperçoit aujourd'hui, toujours selon Actualitté, "qu'une bibliothèque n'échappe plus aux violences du dehors" et qu'elle est devenue "poreuse aux brutalités sociales du dehors". Bref, que la belle "hospitalité culturelle" n'est pas un sanctuaire qui protège du réel.
Les slogans militants trouvent vite leurs limites, cela aussi on le sait depuis longtemps. Et le management dans la fonction publique territoriale n'est pas le meilleur gage d'efficacité. Mais on ne peut déplorer (à juste titre) les comportements sociaux et refuser (non sans raison) les quelques moyens connus pour s'en protéger un peu. On peut beaucoup fantasmer sur un public qu'on veut défavorisé et avide de culture et de savoir, la réalité environnante est toute autre. Peut-être manque t-on de maturité pour sortir du déni, ou bien, comme aurait dit Freud, pour distinguer principe de plaisir et principe de réalité.
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