Le temps a fait son œuvre et la messe est dite. Fini la polémique : IA ou pas d'IA, indignation ou racisme, escroquerie ou modernité,... le verdict est tombé quand l'éditeur canadien de Thélyson Orélien, les Editions du Boréal, ont révélé avoir trouvé "des traces de balises dans les métadonnées" qui confirment que contrairement aux affirmations de l'auteur présumé l'intelligence artificielle a bien été utilisée pour rédiger C'était ça ou mourir. Et si l'on ajoute à cela la découverte d'un énième plagiat, Orélien est définitivement confondu.
Les Editions du Boréal ont donc décidé de ne pas réimprimer le livre à succès et de ne pas publier un deuxième ouvrage de T.O. Et ont promis de redoubler de vigilance à l'avenir. Alors quid désormais d'Orélien ? Difficile de présager de la suite de sa carrière, mais la notoriété acquise, fût-elle sulfureuse, devrait lui permettre de rebondir, d'autant qu'il n'est sans doute pas complètement dénué de talent : encore faudra t-il qu'il le concrétise de façon plus honnête...
Il restera donc dans l'histoire littéraire comme le premier à s'être fait prendre. D'autres y ont échappé, d'autres tomberont à leur tour. Peut-être un jour le plaindra t-on pour avoir été trop précoce... Quoi qu'il en soit, les enjeux pour la littérature resteront entiers (voir notre billet précédent).
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